600 000, c’est le nombre d’emplois qui devraient être créés sur la période 2009-2020 en France dans les secteurs de l’environnement. C’est ce qu’a annoncé le
Ministère de l’écologie en septembre lors de la présentation des orientations pour le développement des métiers liés à la croissance verte. Ces emplois, qualifiés ou non, seront pour la plus
grande part non délocalisables et concerneront aussi bien l’isolation des logements, les audits énergétiques, l’installation de systèmes de production d’énergie renouvelable que le recyclage et
la gestion des déchets ou le développement des infrastructures de recharge des véhicules électriques. Les systèmes de contrôle anti-pollution, le photovoltaïque, l’éolien off-shore ou encore le
stockage de l’énergie créeront également de nouveaux emplois. Au total, 450 milliards d’Euros seront dépensés d’ici 2020 en France pour faire aboutir les programmes du Grenelle de l’environnement
dans 13 domaines d’actions (transports, bâtiment, énergie…). 105 milliards supplémentaires seront investis par l’Union Européenne sur la même période dans la croissance verte.
L’Organisation Internationale du Travail table quant à elle sur la création de 3,5 millions d’emplois d’ici à 2020 en Europe et aux Etats-Unis et 20 millions dans le monde pour le seul secteur
des énergies renouvelables.
Mais la croissance verte entraînera aussi une mutation de postes déjà existants, comme ceux des ingénieurs et techniciens qui devront travailler au développement de véhicules et de carburants à
faibles émissions de gaz à effet de serre, ou comme les professionnels des réseaux de transport collectif qui devront intégrer l’intermodalité dans les systèmes d’exploitation. Toujours selon le
Ministère, les agriculteurs devront faire évoluer leurs pratiques et traitements tandis que les professionnels du bâtiment et les architectes devront se familiariser avec les nouveaux matériaux
et les règlements de construction en faveur des économies d’énergie.
C’est l’ensemble de la société qui va évoluer, entreprises comme particuliers. Un maître-mot facilitera cette mutation, s’il est appliqué : l’anticipation.
Par CVA
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L’agenda 21 est un plan d’actions qu’une ville, une région, une entreprise, un établissement scolaire ou même des particuliers décident de mettre en œuvre pour
sauvegarder l’environnement, protéger les personnes et les êtres vivants autour de soi mais aussi pour utiliser durablement les ressources disponibles et assurer un développement économique
durable. L’idée d’agenda 21 a vu le jour en juin 1992 lors de la conférence de Rio de Janeiro où près de 180 pays se sont engagés à « parvenir à un développement durable et à une meilleure
qualité de vie pour tous les peuples. » (Principe 8 de la Déclaration de Rio). L’agenda est donc un outil avec un constat de la situation de départ, la détermination d’objectifs à atteindre, une
stratégie à mettre en place avec des actions concrètes et un calendrier à respecter. Pour les villes, les actions concrètes concernent par exemple la diminution des émissions de gaz à effet de
serre et la mise en route de nouveaux transports en commun (tramway) afin de faire baisser le trafic automobile. Les états peuvent également décider d’actions concrètes. L’Espagne a décidé, il y
a quelques années déjà, de doter obligatoirement les nouveaux immeubles d’habitat collectif d’énergies renouvelables (panneaux solaires essentiellement) pour la production d’eau chaude. En
matière sociale, des actions solidaires peuvent être engagées à l’attention des personnes âgées, des jeunes, des personnes handicapées ou des personnes les plus vulnérables. Les idées ne manquent
pas. Un agenda 21 efficace implique un maximum d’acteurs et doit bénéficier d’une bonne communication lors de son lancement.
Au salon Planète Mode d’Emploi, qui s’est tenu du 24 au 27 septembre à Paris, les producteurs et déshydrateurs de luzerne, regroupés en syndicat,
présentaient les bienfaits de cette plante autrefois cultivée à grande échelle dans les campagnes de France, mais actuellement en fort déclin. Selon les producteurs, la luzerne est une plante
très écologique. En effet, dans un document fourni aux visiteurs, on pouvait lire que « la luzerne, légumineuse pérenne, ne manifeste qu’une faible dépendance vis-à-vis des intrants (herbicides
et insecticides) et permet donc d’héberger des insectes auxiliaires des cultures environnantes, des micro-organismes et une micro et macrofaune jusqu’à 100 fois supérieure à une culture de blé.
Permanente pour 4 à 5 ans, la culture de luzerne réduit les pollutions par les nitrates et le phosphore grâce à un système de racines extrêmement développé allant jusqu’à 10 mètres de profondeur
permettant d’absorber les excès d’azote dans le sol. Protectrice des sols, elle peut servir de combustible, une fois déshydratée pour le chauffage domestique. Plante la moins gourmande en espace
pour produire une tonne de protéines, elle permet de libérer de la surface pour des cultures alimentaires, éviter de nouvelles déforestations ou permettre de reboiser des terrains. »
La luzerne, de l’ancien provençal luzerna voulant dire "lampe", deviendra t-elle prochainement une culture-phare pour protéger l’environnement en France ?
Par CVA
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Mercredi 16 septembre 2009
Du 16 au 22 septembre, c’est la semaine de la mobilité.
Pendant ces 7 jours, environ 700 opérations sont organisées dans toute la France pour informer le public des différentes possibilités qui existent pour se déplacer. Certaines villes ont mis
l’accent sur les transports publics gratuits. D’autres favorisent le co-voiturage. La ville de Paris a choisi de mettre en avant les transports publics et privés électriques. Sur le parvis de
l’hôtel de ville, 40 véhicules électriques, du vélo au bus, sont présentés jusqu’à aujourd’hui.
Côté deux-roues, des vélos électriques, des triporteurs et des scooters sont à disposition des visiteurs souhaitant faire un tour sur un circuit balisé. Selon les statistiques fournies par la
ville, la majorité des déplacements à Paris ne dépassent pas les 3 km.
Avec un coût de 50 centimes pour 100 km, le scooter électrique risque fort de trouver de nouveaux adeptes, d’autant plus que pour favoriser son développement, la Ville en subventionne l’achat à
hauteur de 25% (dans la limite de 400 €). La même subvention vaut aussi pour le vélo électrique qui permet de doubler les distances parcourues par rapport à celles faites avec un vélo classique
(8 km au lieu de 4 en moyenne).
Côté acheminement des marchandises, le choix est large également. Il faut dire que depuis 2007, seuls les véhicules de marchandises propres ont le droit de livrer entre 17h00 et 22h00 dans la
capitale ; c’est-à-dire les véhicules de marchandises roulant à l’électrique ou au gaz, les hybrides et les véhicules diesel aux normes euro (4 jusqu’à fin 2009 et 5 ensuite). Pour faciliter la
livraison de façon écologique, des micro-plateformes logistiques proches du centre ont été ouvertes afin de permettre à des véhicules de faible autonomie de
pouvoir livrer sans souci.
Les voitures particulières sont également représentées ainsi que leur système de recharge pour le moins habituel (une simple prise !). Leur design va du plus
sobre au plus amusant, nous garantissant dès 2010 un peu de fantaisie et de gaîté dans les rues.
Côté bus, plusieurs modèles (inclinables, pour la plupart), sont également présents sur le parvis.
Enfin une borne multiprise est présentée au public. 300 prises réparties sur 100 points sont déjà implantées dans la capitale. Reste à associer ces bornes et celles qui seront installées partout en
France à une production d'électricité renouvelable (solaire, air, eau...).
(photos CVA)
Par CVA
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Vendredi 4 septembre 2009
Cela faisait au moins dix, voire vingt ans que l’on en entendait parler. Le lave-linge sans détergent est maintenant mis en vente auprès du grand public.
Fonctionnant par électrolyse, il nettoie à l’eau ! Seront-nous capables de ne pas ajouter de lessive ?
Par Main verte
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