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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 17:24
Toujours plus chaudes, toujours plus chaudes, les températures montent… En cause, les émissions de CO2 provenant des activités industrielles, des déplacements motorisés des personnes ou du transport des marchandises, du chauffage de nos habitations ou des bureaux qui favoriseraient le réchauffement.
Pour s’accorder sur une baisse généralisée des émissions de ce gaz à effet de serre, les responsables de près de 200 pays vont se réunir du 7 au 18 décembre dans la capitale danoise. Ce n’est pas la première fois que des pays se rencontrent. En 1997, à Kyoto (Japon), les pays présents et signataires du protocole éponyme avaient réussi à se mettre d’accord sur une première réduction de leurs émissions de CO2 par rapport à celles de 1990. Certains pays ont parfaitement respecté leur engagement et même fait mieux (en connaissant, par ailleurs, une croissance économique), d’autres ont en revanche totalement dérapé et doublé leurs émissions de CO2 en quelques années seulement.
La prochaine conférence de Copenhague doit déterminer de nouvelles baisses car depuis 1997, la situation a empiré avec une fonte de la banquise et des glaciers plus rapide que prévue, de terribles sécheresses ou de fortes inondations sur à peu près tous les continents. Certains disent donc que la conférence de Copenhague est le rendez-vous « de la dernière chance » avant d’en arriver à des conditions climatiques insupportables pour les humains.
Dans le même temps, nombreux sont ceux qui prévoient un échec des négociations, arguant que les pourcentages de réduction seront trop bas et que certains pays ne voudront pas signer pour ne pas s’engager.
Un accord est-il donc si important à Copenhague ?
Oui, dans la mesure où il montrerait une nouvelle voie à suivre, que l’on espère plus respectueuse des hommes et de leur environnement.
Non, dans la mesure où certains pays ayant signé le protocole de Kyoto n’ont pas respecté leur engagement alors que d’autres, ne l’ayant pas signé, ont tout de même baissé leurs émissions.
Bonnes Nouvelles Environnementales préfère voir les signes encourageants qui sont déjà apparus avant le début de la conférence :
- le Brésil, qui a souffert d’une sécheresse extrême au Sud du pays et d’inondations dévastatrices au Nord cette année, a compris qu’il fallait agir et a commencé à prendre des mesures pour freiner la disparition de la forêt amazonienne, véritable piège à CO2 en raison de la croissance permanente des végétaux. Conserver la forêt, c’est conserver aussi l’habitat des Indiens, préserver la faune et la flore, découvrir de nouvelles substances pour faire de nouveaux médicaments. Ce pays jouera sans doute un rôle moteur lors de la conférence.
- La semaine dernière, les Etats-Unis (1er producteur de CO2 par personne au monde) ont décidé de s’engager à baisser leurs émissions par rapport à l’année 2005. Le pourcentage indiqué est en réalité assez réduit lorsqu’on le recalcule par rapport à 1990, mais sous le mandat de l’ancien président, aucun engagement n’avait été annoncé.
- La Chine, autre grand émetteur de CO2, n’attendait que l’engagement des Etats-Unis pour s’engager aussi – en indiquant une baisse supérieure à celle des Etats-Unis. Depuis plusieurs années déjà, la Chine investit dans les énergies renouvelables, tout en inaugurant une centrale électrique à charbon chaque semaine (son besoin énergétique est si grand qu’elle fait feu de tout bois.) Elle souffre pourtant des effets de la montée des températures dans différentes régions de son immense territoire. Son engagement chiffré est un signe positif ou du moins le signe d’une prise de conscience.

Autre « gros morceau » de la conférence : aider les pays en développement à croître en limitant leurs émissions (alors que notre croissance s’est justement faite de cette façon depuis 150 ans). Pour les aider, il faudrait transférer les technologies propres à ces pays, s’ils ne les ont pas, ou bien leur allouer des fonds pour les aider à les installer. Eux comme nous avons à y gagner en termes climatiques, mais comment demander de se développer de façon propre pour un bénéfice à moyen terme alors que dans certains de ces pays, des personnes meurent prématurément chaque jour ? En protégeant les ressources d’une région, on respecte le plus souvent aussi les conditions qui font vivre les populations sur place. Il faut trouver des solutions pour améliorer leur quotidien de façon réelle mais durable.

En résumé, on peut dire que si la conférence de Copenhague est une réussite, elle sera l’un des symboles d’un changement d’époque, d’une nouvelle ère, que l’on espère plus écologique et sociale. Si c’est un échec, cela ne veut pas dire pour autant que tout soit perdu. Mais quel que soit le résultat de la conférence, au quotidien - et c’est sans doute plus important - nous pouvons agir individuellement pour conserver un environnement plus sain, plus diversifié, plus juste. Nos actes, multipliés par 62 millions de personnes en France, ont un véritable effet. A chacun ses gestes en fonction de sa situation, de son lieu de vie, de son budget. Beaucoup de gestes sont gratuits (éteindre les appareils en veille ou fermer l’eau du robinet quand on se lave les dents, par exemple) et ont pour effet immédiat de diminuer nos factures. Déjà un signe positif ! D’autres témoignent de notre engagement, comme le commerce équitable. Acheter des produits bio (et locaux si possible) encourage ce type de production au quotidien et protège notre environnement immédiat.
Le climat, qui ne connaît pas de frontières, nous concerne tous. La conférence de Copenhague est au moins un événement qui nous permet de réfléchir aux valeurs fondamentales de la vie, au principal et à l’accessoire, et puisque le hasard nous a fait naître à cette époque, de participer au façonnage d’une nouvelle façon de vivre, en protégeant notre environnement, ce qui revient à dire, en nous protégeant.
(photo CVA)

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Published by CVA - dans édito
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commentaires

siratus 14/12/2009 16:59


Bel article. A ce sujet, je crois très difficile de concilier développement durable et économie (si elle n'est solidaire) mais le monde a besoin d'un signe fort politique.
La participation de chacun par des petits gestes tous les jours ne peut être que bon pour tous !
Gros bisous


monique 11/12/2009 16:59


Bon week end à toi.


Kristin 10/12/2009 18:12


Je ne suis pas très optimiste moi non plus...Tant que chacun de nous n'y mettra pas beaucoup du sien en réduisant autant que possible sa propre consommation, ce ne sont pas les entreprises et les
lobbys qui réagiront...Ils ne bougeront que si leurs "clients" leur rapportent moins d'argent!! et c'est bien le problème aux USA où les gens ont la culture du gaspillage et en Chine où ce sont nos
usines délocalisées qui polluent!! Ce ne sont pas les Chinois qui utilisent toute cette énergie mais nous par intermédiaire...J'espère que je suis pessimiste .Mais on nous pousse tellement à
utiliser tel ou tel appareil en plus du reste que forcément la demande en énergie ne diminue pas sans parler de la pollution.Et je ne suis pas mieux que d'autres : la preuve, j'ai un ordi en
marche, une télé et autres engins utiles mais pas forcément indispensables...
Bref, je crois qu'il ne faut pas compter sur les gouvernements mais sur nous et nos enfants pour relever ce défi...et ce sera drôlement difficile!!!

Pour mon interview, je peux rajouter que cette année j'ai aussi compté les bourdons...autre comptage qui m'a fait découvrir d'autres insectes tout aussi beaux que les papillons et tout aussi
fragiles.


☼♥ Lajemy ♥♪ 08/12/2009 16:41


bonjour, j'arrive du blog de Khaouette et je voulais vous féliciter pour ce blog très instructif et pour une fois OPTIMISTE ! bravo !


kahouette 07/12/2009 18:01


Le problème avec les Américains et la Chine c'est que ce sont deux puissances mondiales qui ne s'engageront jamais sur le sol Européen et qui n'annonceront jamais de chiffre ! Et puis la date 2020
annoncée par les américains est une vaste rigolade...C'est maintenant ou jamais que ce continent doit arrêter de polluer encore et toujours plus ! Mais l'argent, l'économie et les lobbies sont
tenaces...hélas ! Je souhaite vivement que les USA et la Chine se fassent montrer du doigt et qu'on leur mettre la pression...