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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:17

Lors d’un bilan sur le bio en restauration collective, présenté le 26 octobre par l’association Bio Consom’acteurs et la Fédération nationale d’Agriculture Biologique, Jacques Pelissard, maire de Lons-le-Saunier (Jura) et président de l’Association des Maires de France, a expliqué comment sa ville a opté pour le bio. 

 

« Cela a commencé par une histoire d’eau ! » a-t-il expliqué avec humour. En effet, la ville avait un problème de pesticides et de nitrates dans la nappe alimentant l’agglomération en eau potable. Elle a donc mis en place une convention avec les céréaliers travaillant sur la zone de captage pour passer à une agriculture biologique en les indemnisant en cas de baisse de la production. Parallèlement, les cantines scolaires constataient des déchets abondants sur le pain. De deux problématiques, on est passé à une solution : l’entrée de pain 100% bio dans la restauration collective de la ville en 2001. Du pain, la ville est passée aux yaourts, en signant en 2005 un partenariat avec l’école nationale d’industrie laitière de Poligny, à 30 km de Lons, et qui fournit depuis les cuisines en fromages et yaourts bio. En 2008, un partenariat avec un collectif d’éleveurs laitiers a débouché sur l’approvisionnement en viande bovine, achetée sur pieds et passant directement de l’éleveur à l’abattoir puis à la cuisine (filière courte).

Cette année, Lons souhaite créer une légumerie bio dont le rôle sera de concentrer l’offre de légumes biologiques des maraîchers de la région, de les laver, les éplucher et les conditionner pour les cuisines centrales du grand bassin de Lons. Selon Jacques Pelissard, « le bio en restauration collective est avant tout une volonté politique. » Le prix d’un repas est de 3,10 € dont 1,80 de fournitures alimentaires et le reste en frais de personnel et d’approvisionnement. Jacques Pelissard parle également « d’une émulation permanente de tous les acteurs ». En effet, la ville crée des animations pédagogiques autour de la composition des menus, sur les déchets ou la lutte contre le gaspillage ; le travail des cuisiniers a été valorisé, des embauches d’une nutritionniste et d’une qualiticienne ont été réalisées, des emplois locaux ont été crées en incluant des travailleurs handicapés. La ville a introduit le programme zéro-phytosanitaire auprès des services techniques et opté pour une chaufferie collective bois et puis elle a résolu son problème de qualité de l’eau !

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commentaires

Claire 21/08/2017 11:51

Article fort interressant ! Notre société est en train de changer le concept de la cantine afin d'offrir une restauration collective haut de gamme dont la dimension du bio est importante !