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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 15:27

100_1469.JPGLes zones marécageuses, les plans d’eau, les lacs sont des petits bijoux de biodiversité, des refuges pour les oiseaux sédentaires et migrateurs et une ressource d’eau non négligeable pour un certain nombre de populations locales. Ces espaces sont aussi, par nature, des zones tampons, sortes d’éponges naturelles qui se gonflent d’eau lors de périodes pluvieuses (évitant ainsi les écoulements d’eau trop rapides, parfois dévastateurs) et rediffusent le précieux liquide en période plus sèche. Elles sont encore des espaces importants d’épuration et de filtration de la pollution grâce à l’action des végétaux qui y croissent.

 

De tout temps, les hommes ont cherché à assécher les zones humides, autrefois pour lutter contre les moustiques ou pour cultiver, et plus récemment pour y construire ou y aménager des infrastructures de transport. A tel point que ces zones ont failli disparaître. Selon le ministère de l’écologie, depuis le début du XXè siècle, 67% des surfaces humides ont disparu. Le 2 février 1971, un traité pour sauvegarder les zones humides a été signé dans la ville iranienne de Ramsar. L’objectif du traité est de conserver et d’utiliser les zones humides de façon rationnelle dans le monde, en raison de leur intérêt écologique mais aussi économique. Depuis cette date, le 2 février est devenue la journée mondiale des zones humides.

Les premiers pays signataires du traité ont été l’Australie, la Finlande, la Norvège, la Suède, l’Afrique du sud et l’Iran. La France n’a signé ce traité qu’en 1986, en tant que 40ième pays, après la Grèce, la Russie, le Sénégal, la Pologne ou le Japon, pour ne citer que quelques pays.

Aujourd’hui 159 pays ont ratifié le traité et protègent, voire recréent des zones humides, dont des mangroves.

En France, depuis la signature du traité, environ 80 projets ont  été menés pour sauver une zone humide ou la recréer. Ces projets sont l’œuvre de communes comme d’associations, notamment, parfois avec des budgets inférieurs à 20 000 €. A chaque fois, des espèces en voie de disparition sont réapparues, comme des papillons, des oiseaux sauvages ou des espèces végétales protégées, ce qui constitue autant de bonnes nouvelles.

Les particuliers peuvent aussi recréer une zone humide dans leur jardin. Un simple bassin ou une mare seront un précieux refuge pour des tritons, des grenouilles ou des libellules et des heures de découverte et d’observation assurées.

(photo CVA)

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commentaires

Bruno 18/05/2010 07:17


Merci pour l'info et je trouve la démarche intéressante. Pour les marais par chez moi, je te tiendrai au courant dès qu'il se passera quelque chose car, pour le moment, l'entreprise exploite une
autre zone. Bonne journée.


Bruno 15/05/2010 08:02


Une excellente nouvelle d'autant plus qu'on essaie, à quelques uns, de lutter contre l'exploitation des granulats d'un marais. Pour justifier ces travaux de creusement dans la vallée, l'entreprise
a fait intervenir des spécialistes qui ont dit que sur leur précédent chantier, après leur passage, telle libellule ou telle orchidée étaient apparues mais ce qu'ils omettent de dire c'est combien
ont disparu après la destruction de l'ecosystème en place !!! Alors cette convention me semble vraiment la bienvenue.


CVA 17/05/2010 09:20



Je viens de lire dans La biodiversité à petits pas (Actes sud junior) que l'ONU a calculé un prix pour services rendus par les zones humides aux humains : 6000 $ pour une zone humide intacte,
2000 $ pour une zone humide asséchée et cultivée. Le calcul se fait en prenant en compte la pollinisation par exemple (gratuite mais qui produit des fruits), moins d'inondations si la zone humide
absorbe l'eau en trop ou au contraire, redistribution de l'eau si sécheresse... cela aide les activités humaines gratuitement mais on peut estimer un bonus économique.



Siratus 15/05/2010 00:20


En réalité, les zones humides commencent seulement à être mieux respectée par les autorités en France. Par exemple, en Bretagne, lors de la révision des POS en PLU, les zones humides sont recensées
et réellement inscrites en zones protégées...sous la pression d'associations comme Eaux et Rivières.
Gros bisous


CVA 17/05/2010 09:22



oui et c'est une bonne nouvelle, merci pour cet exemple.