initiatives et réussites

Jeudi 15 octobre 2009
L’agenda 21 est un plan d’actions qu’une ville, une région, une entreprise, un établissement scolaire ou même des particuliers décident de mettre en œuvre pour sauvegarder l’environnement, protéger les personnes et les êtres vivants autour de soi mais aussi pour utiliser durablement les ressources disponibles et assurer un développement économique durable. L’idée d’agenda 21 a vu le jour en juin 1992 lors de la conférence de Rio de Janeiro où près de 180 pays se sont engagés à « parvenir à un développement durable et à une meilleure qualité de vie pour tous les peuples. » (Principe 8 de la Déclaration de Rio). L’agenda est donc un outil avec un constat de la situation de départ, la détermination d’objectifs à atteindre, une stratégie à mettre en place avec des actions concrètes et un calendrier à respecter. Pour les villes, les actions concrètes concernent par exemple la diminution des émissions de gaz à effet de serre et la mise en route de nouveaux transports en commun (tramway) afin de faire baisser le trafic automobile. Les états peuvent également décider d’actions concrètes. L’Espagne a décidé, il y a quelques années déjà, de doter obligatoirement les nouveaux immeubles d’habitat collectif d’énergies renouvelables (panneaux solaires essentiellement) pour la production d’eau chaude. En matière sociale, des actions solidaires peuvent être engagées à l’attention des personnes âgées, des jeunes, des personnes handicapées ou des personnes les plus vulnérables. Les idées ne manquent pas. Un agenda 21 efficace implique un maximum d’acteurs et doit bénéficier d’une bonne communication lors de son lancement.
Par CVA
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Jeudi 24 septembre 2009
Tirer la chasse d’eau consomme en moyenne 12 litres d’eau. Pour économiser le précieux liquide, au moins une fois par jour, l’ONG brésilienne Mata Atlântica (crée en 1986 pour sauver la forêt) préconise de faire pipi sous la douche. Un spot humoristique a même été diffusé, intitulé « Xixi no banho » (visible sur la toile). L’association indique qu’une chasse d’eau en moins par jour économise 4380 litres d’eau par an. Toujours selon l’ONG, dans la seule ville de Sao Paulo, faire pipi sous la douche économiserait 1500 litres d’eau par seconde !
A ceux qui auraient des doutes sur l’aspect hygiénique du procédé, l’organisation explique que l’urine n’est pas sale, étant composée de 95% d’eau et de 5% d’urée et de sels.
Pour les plus…s(c)eptiques, d’autres moyens permettent de limiter la consommation des chasses d’eau : un système de vidange de la cuve à double débit. Il est également possible de placer un récipient dans le réservoir pour occuper de l’espace et remplir la cuve avec moins d’eau. Enfin, si l’installation le permet, le flotteur peut également être réglé pour arrêter le remplissage de la cuve à un niveau plus bas. Les solutions les plus écologiques fonctionnent à partir de la récupération d’eau de pluie ou même sans eau du tout, avec des toilettes sèches.

(photo CVA)

Par CVA
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Mardi 30 juin 2009
Dans les pays d’Amérique du sud, la déforestation entraîne parfois des coulées de boue lors de pluies très fortes, engloutissant des villages et faisant de nombreuses victimes. En dehors de ces catastrophes, la disparition des arbres assèche les régions et favorise l’érosion des sols (que les racines des arbres retenaient auparavant) qui deviennent alors incultivables. Pour éviter la déforestation et donner aux femmes la possibilité de continuer à cuire leurs aliments, des fours solaires ont été distribués dans différentes régions. Ces fours aux parois réfléchissantes atteignent des températures supérieures à 100°C, ne consomment aucune autre énergie que celle gratuite et naturelle du Soleil et ne polluent pas non plus. Pour s’assurer de l’aspect durable de cette initiative, les organisateurs apprennent aux habitants à fabriquer d’autres fours solaires pour remplacer les premiers lorsque ceux-ci seront trop usés. Parallèlement, des campagnes de reforestation sont menées, voyant le retour de sources d’eau et d’animaux liés à la forêt. En Europe aussi, dès les beaux jours, des fours solaires peuvent être installés dans un coin du jardin ou sur son balcon pour cuire les aliments sans bourse délier ni polluer. Des stages sont organisés pour apprendre à les fabriquer, mais on peut aussi les acheter. Dans le monde 3 milliards de personnes utilisent le bois pour cuire leurs aliments.
Par Main verte
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Jeudi 25 juin 2009
Bientôt les vacances et les voyages en voiture. Mais ces conseils valent aussi pour toute l'année.

Au Mondial de l'automobile 2008 à Paris,
un fabricant automobile français donnait les conseils suivants pour moins polluer :

passer ses vitesses avant 2000 tr/mn en diesel et 2400 en essence,
rétrograder à environ 1000 tr/mn,
à vitesse constante, utiliser le rapport le plus élevé (donc à 50 km/h passer la 4è et même la 5è),
utiliser le frein moteur au lieu de la pédale de frein en anticipant le trafic,
lever le pied 100 m avant un feu rouge au lieu de continuer d'accélerer et de freiner,
dans les montées, laisser la voiture ralentir (sans gêner),
dans les descentes, lever le pied au lieu de foncer,
couper le moteur pour un arrêt de plus d'1 minute,
en hiver, rouler sans préchauffer le moteur,
utiliser la climatisation seulement quand c'est nécessaire et seulement 5°C de moins que la température extérieure,
démonter les barres de toit,
vérifier la pression des pneus tous les mois,
pas de charge inutile dans le coffre.

Penser à vérifier ses réglages moteur, geste qui ne sera plus nécessaire quand nous aurons tous des voitures électriques.
Par Main verte
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Lundi 22 juin 2009
Au salon international des énergies renouvelables et de la maîtrise de l’énergie (le SIREME) de l’année dernière, le visiteur pouvait voir une nouvelle éolienne, une hydrolienne ou encore rencontrer de nombreux professionnels du solaire et de la formation aux nouveaux métiers de l’environnement.
Le salon était aussi une bonne occasion de répertorier tous les gestes utiles pour diminuer notre consommation d’énergie. Un geste présenté sur le stand d’un éditeur de BD, en partenariat avec l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), était particulièrement étonnant : il indiquait que nous pouvions nous passer de l’électricité produite par deux centrales nucléaires en un seul mouvement : il suffit simplement d’éteindre nos appareils en veille. En effet, selon l’ADEME, tous les appareils en veille en France (ordinateur, cafetière électrique, magnétoscope, téléviseur…) consomment l’équivalent de l’électricité produite par deux centrales nucléaires sans offrir de « service » à proprement parler puisque les appareils sont en veille. Le support indiquait également que le coût moyen par foyer des appareils laissés en veille se monte à 100 Euros par an.


l'hydrolienne visible sur le parvis en 2008 - (photo Main verte)

Article paru le 24 novembre 2008 dans l'ancienne version de Bonnes Nouvelles Environnementales
Par Main verte
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Mercredi 17 juin 2009
La ville d'Orléans a décidé de commencer ce nouveau siècle en se passant de pesticides. Depuis l'an 2000, la ville utilise la protection biologique intégrée (PBI) pour lutter contre les pucerons et autres parasites des plantes de ses serres et jardins.

Qu'est-ce que la protection biologique intégrée ?
C'est tout simplement l'utilisation de méthodes naturelles pour lutter contre les prédateurs des plantes. Cette méthode est apparue, il y a environ 25 ans en France et elle fonctionne très bien. La PBI utilise des prédateurs qui se nourrissent des parasites des plantes ou bien qui parasitent eux-aussi ces "indésirables". Le recours aux pesticides est réservé en cas d'insuffisance de la protection biologique, mais le plus souvent la méthode fonctionne au-delà des espérances des jardiniers. La ville d'Orléans est un bel exemple de réussite dans ce domaine : dans les serres tropicales, l'utilisation de produits phytosanitaires a été réduite de 95% et de 100% dans les jardins ! Un autre constat a été fait : celui du retour d'oiseaux, d'abeilles, de papillons et de lézards dès la première année de lutte biologique.

Le premier site ayant bénéficié de la PBI a été la serre tropicale où des cochenilles se développaient l'hiver. Ces "poux des plantes" aspirent la sève des végétaux sur lesquels ils se fixent. Son prédateur naturel principal est la coccinelle (présente sur place) mais elle ne se multiplie plus lorsque les jours raccourcissent. Un apport supplémentaire de coccinelles a été effectué pour renforcer l'action des coccinelles existantes. Les jardiniers ont alors laissé faire la nature. Un mois plus tard, seule une petite population de cochenilles s'était développée au lieu de populations importantes les années précédentes. Des pulvérisations d'huile de colza puis de savon l'ont alors éliminée complètement.

A l'extérieur, ce sont d'abord des mûriers qui ont été débarrassés des mêmes cochenilles. Un nettoyage à haute pression a été effectué pour en décoller une partie sur les branches, puis un traitement avec une huile de colza a été appliqué. Mais ce traitement a été arrêté dès l'apparition de coccinelles pour ne pas perturber l'arrivée de leurs larves. Trois apports de larves de coccinelles ont par ailleurs été fait en début d'été et des coccinelles des serres ont été prélevées et lâchées dans les mûriers. A la fin de l'été, les populations de cochenilles avaient diminué. En septembre, des caches hivernales ont été fabriquées pour les coccinelles afin d'en conserver un maximum pour le printemps suivant. L'année suivante, les cochenilles avaient complètement disparu sans aucune intervention humaine.

Toujours à l'extérieur, un mur végétalisé montrait des feuilles flétries. En regardant derrière un panneau, les jardiniers ont découvert de nombreuses larves d'Otiorhynques. Des introductions de nématodes, prédateurs de la larve ont été faites. Quelques mois plus tard, le mur végétalisé présentait un aspect resplendissant. Enfin, pour le Jardin des roses, une stratégie a été conçue dès l'aménagement du site, en ajoutant des plantes accompagnatrices favorisant la présence d'insectes "amis". Des espèces mellifères (pour insectes butineurs) et des plantes répulsives ont ainsi été placées entre les rosiers. Puis, dès l'apparition des boutons de roses, une application hebdomadaire de soufre et de bouillie bordelaise a été faite en prévention de l'apparition de champignons (maladies cryptogamiques). Les premiers pucerons ont quant à eux été éliminés grâce à l'apport de 4 auxiliaires naturels : une petite guêpe parasitoïde (Aphidius colemani) qui pond ses oeufs dans les pucerons et provoque la mort de ces derniers, un insecte vert pâle aux grandes ailes transparentes (Chrysopa carnea) dont la larve se nourrit de pucerons, d'acariens, de cochenilles, de thrips et de mouches blanches, un acarien prédateur d'autres acariens et de la coccinelle qui se nourrit de pucerons. Les résultats ont été "concluants".

La ville d'Orléans a vu l'utilisation de pesticides se réduire à néant ou presque, le retour d'oiseaux, d'abeilles, de papillons et de lézards dès la première année de lutte biologique, mais aussi celle d'autres auxiliaires naturels comme le syrphe, le chrysope, la punaise et le diptère. La ville souhaite aujourd'hui renforcer la présence de papillons, d'abeilles et d'autres butineurs sauvages en développant la présence de plantes mellifères et d'abris naturels pour les accueillir l'hiver. Elle a par ailleurs proposé de mener à bien des expériences de lutte biologique dans les jardins du Parc floral d'Orléans la Source, au jardin de la Charpenterie ainsi qu'à la roseraie de Saint Marceau.

(photo Main verte)
article paru le 22 février 2008 dans l'ancienne version de Bonnes Nouvelles Environnementales.
Par Main verte
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Jeudi 28 mai 2009
Article paru le 18 novembre 2008 dans l'ancienne version de Bonnes Nouvelles Environementales.
(photo Main verte)


Avec 75% des populations de poissons en limite maximale d’exploitation, surexploitées ou déjà effondrées, on ne peut pas dire que l’avenir soit rose pour l’état des ressources halieutiques et pour la biodiversité des mers du globe. Pourtant, deux exemples permettent de reprendre confiance et sont appliqués dans d’autres régions du monde : celui du Pérou et celui du Canada. Ces deux exemples ont été présentés en conférence le 13 novembre 2008 par Pierre Fréon, Directeur de Programme ECO-UP au Centre de Recherche Halieutique Méditerranéenne et Tropicale (pour le Pérou) et par Paul Treguer, Directeur du réseau Eur-Océans (pour le Canada).

Au Pérou, l’anchois apporte deux ressources essentielles : la nourriture d’oiseaux marins qui se massent le long de la côte et la pêche pour transformer les petits poissons en farine « fourrage », c’est-à-dire, en aliment pour bétail. Très vite, les hommes se sont aperçus que le guano des oiseaux pouvait être utilisé comme engrais agricole et 40 millions de tonnes ont été récoltés en 50 ans, devenant une véritable industrie basée sur une « collaboration » animal-homme.

Mais dans les années 70, alors que la flotte de bateaux avait beaucoup augmenté, un déclin de l’anchois s’est produit (accentué par un déclin naturel des stocks car la population d’anchois suit un cycle ascendant et descendant connu aujourd’hui). Des quotas avaient bien été fixés dès la fin des années 60, mais permettaient de pêcher encore trop de poissons. La baisse dramatique des populations d’anchois s’est produite une année où le phénomène d’El Niño fait baisser naturellement les stocks de poissons. Mais contrairement aux autres années, les stocks de poissons n’ont malheureusement pas augmenté après El Niño. La flotte de bateaux de pêche est ainsi passée de 1400 à 400 bâtiments à la fin des années 80. Ne trouvant plus de nourriture, les populations d’oiseaux ont fortement diminué et le guano avec eux. La surpêche a donc provoqué deux crises économiques (pêche et engrais) et deux crises écologiques (plus d’anchois et plus d’oiseaux). Pour remédier au problème, des quotas ont enfin été établis, permettant une pêche durant 50 jours par an contre 200 jours auparavant. Les contrôles se font depuis le début de l'application des quotas avec la totale collaboration des pêcheurs qui ont bien compris qu’il fallait gérer les stocks de poissons pour continuer à travailler à long terme.

Au Canada, mêmes causes, mêmes effets. Mais pour trouver des solutions économiques pour les pêcheurs, la baisse des populations de Morue a été gérée en diversifiant les types de poissons péchés et en créant des emplois saisonniers dans d’autres activités, comme le tourisme ou l’artisanat. Le changement de métier n’a pas toujours été facile à réaliser ou à vivre, mais petit à petit, la transition s’est faite et aujourd’hui, la nouvelle génération de pêcheurs évolue entre ces différents métiers… comme un poisson dans l’eau.
Par Main verte
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Mardi 26 mai 2009
Article paru le 9 novembre 2008 dans l’ancienne version de Bonnes Nouvelles Environnementales

Champ solaire en cours d'installation (photo Main verte)

En dehors de ses qualités environnementales (il ne produit pas de CO2), le solaire possède un autre avantage : celui de désenclaver les villages isolés surtout dans des pays où l'accès à l'électricité n'est pas donné à tout le monde. Grâce à l'installation de quelques panneaux solaires, les habitants (souvent de pauvres éleveurs ou agriculteurs) disposent enfin d'un nouveau moyen pour se chauffer et cuisiner, surtout quand la région est aride ou que les anciennes forêts ont disparu, coupées pour faire du feu.
Mais en dehors de la cuisine, l'électricité fournie par ces panneaux permet aussi de brancher de nouveaux appareils, et dans le cas où la population dispose de suffisamment de moyens, de brancher une télévision ou même d'établir un accès internet ! L'accès à internet représente alors un moyen de se former, de s'informer et d'améliorer ses conditions au lieu de rester coupé du monde dans des régions où presque personne ne passe et où personne ne s'installe.
Enfin, si les forêts autour des villages sont replantées, ceci permet de réguler le climat en ramenant un certain taux d’humidité, évite aussi le ruissellement des eaux de pluie et l’érosion des sols ou les glissements de terrain parfois meurtriers, et favorise le retour de la biodiversité animale et végétale.


Par Main verte
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