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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 17:35
(crédit photo : Claire Gaumont / Noé Conservation)

On le savait déjà, il y a de belles dames en France, mais cette année, c’est encore plus vrai avec la migration d’autres belles-dames, les papillons migrateurs venant d’Afrique du Nord et en route pour l’Islande ou la Scandinavie. Les observateurs de l’Observatoire des Papillons des Jardins disent que le phénomène est d’une ampleur exceptionnelle cette année (10 fois plus qu’en 2008 et 2007 à la même époque) et qu’il est possible de l’observer en se postant en bordure d’un champ par beau temps et en regardant le passage des belles-dames à raison de plusieurs papillons par minute.
Comment les entomologistes différencient-ils les belles-dames des papillons locaux ? Contrairement aux papillons sédentaires qui virevoltent autour des fleurs pour butiner, les belles-dames (de couleur orange et tachetées de noir/marron) volent en ligne droite à quelques mètres du sol et s’élèvent pour passer les haies et les bâtiments. La dernière migration d’une telle ampleur en Europe a eu lieu en 1996. Les experts comme Benoît Fontaine, ingénieur de recherche au Muséum National d’Histoire Naturelle, pensent que les conditions climatiques sur les lieux d’hivernage (monts de l’Atlas), adéquates au moment de la naissance des chenilles, ont joué un rôle fondamental. Mais il faut savoir que la migration Sud/Nord se fait aussi sur plusieurs générations, par la ponte dans les plantes sauvages (chardons, orties…) des pays traversés et qui donnent naissance, un mois plus tard, à une nouvelle génération. La diminution de l’utilisation des pesticides dans les fossés ou les fauchages tardifs ont peut-être favorisé ce phénomène, sans toutefois en justifier l’ampleur qui est cyclique.
Les particuliers en France qui souhaitent participer à l’observation de ces papillons (et d’autres) dans leur jardin ou dans les parcs peuvent contacter l’association Noé Conservation qui a mis en place avec le Museum depuis 2006 l’Observatoire des Papillons des Jardins. En aidant à leur dénombrement, ils aideront les scientifiques comme Benoît Fontaine à déterminer les conditions de leur conservation pour sauvegarder cette fragile partie de biodiversité.
www.noeconservation.org.
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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 14:09
Chassé pendant des siècles, l'aigle a été sur le point de disparaître de nos paysages comme dans certains pays du monde. Espèce aujourd'hui protégée mais qui n'avait trouvé refuge que dans les montagnes, on le voit réapparaître dans d'autres types de paysage comme les forêts.
Avec un poids maximum de 5 kg, l'aigle chasse les petits mammifères affaiblis par la maladie ou trop vieux, évitant la propagation des maladies, et intervient aussi dans le "nettoyage" naturel de carcasses d'animaux morts.
L'espèce augmente doucement ses effectifs et c'est une bonne nouvelle, même si des dangers "modernes" en tuent encore certains, comme l'empoisonnement indirect (lorsque l'aigle consomme un animal empoisonné et meurt empoisonné lui aussi), ou des dangers involontaires, causés par la pratique de sports de pleine nature comme l'escalade de falaises, éloignant les parents du nid et permettant l'attaque du petit aiglon par d'autres oiseaux carnassiers plus petits mais qui profitent de l'occasion.
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 13:50
Une marque de stylos vient de lancer un roller écologique : constitué à 89% de plastiques recyclés (notamment des bouteilles d’eau), le stylo est également rechargeable.
D’autres fabricants proposent des stylos en carton ou en bois ou des crayons de couleur en bois de tilleul provenant d’exploitations gérées durablement. De quoi satisfaire les utilisateurs de papier recyclé à qui il manquait l’instrument pour écrire ou dessiner également respectueux de notre planète.
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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 13:48
Les orties, c'est bien connu, ça pique et ça pousse sur les terrains vagues ou dans les jardins abandonnés. Bref, il n'y a pas de quoi être fier quand on en voit pousser au coin du tas de bois, au fond du jardin.
Pourtant, cette plante (urtica dioica) possède de nombreuses vertus : les feuilles contiennent des vitamines du groupe A, B, C et E. Par ailleurs, elles regorgent de minéraux et d'oligo-éléments. L'ortie est minéralisante et tonique. Les herbivores ne s'y trompent pas.
Mais ses bienfaits ne s'arrêtent pas là. L'ortie blanche (lamium album), cousine de l'ortie, est astringente et diminue les écoulements sanguins. Elle est dépurative et expectorante.
Côté jardin, les jardiniers avisés l'utilisent comme engrais en faisant du purin d'ortie et s'en servent également comme insecticide naturel contre les pucerons.
Mais une autre utilisation a été trouvée pour l'ortie : l'habillement. L'ortie blanche possède en effet de longues fibres extraites de sa tige qui confèrent "brillance et finesse à votre vêtement".
On connaissait le lin puis le coton bio, maintenant l'ortie blanche. Une nouvelle raison de regarder cette "mauvaise herbe" d'un autre oeil !
(photo Main verte)
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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 13:00
Article paru le 18 novembre 2008 dans l'ancienne version de Bonnes Nouvelles Environementales.
(photo Main verte)


Avec 75% des populations de poissons en limite maximale d’exploitation, surexploitées ou déjà effondrées, on ne peut pas dire que l’avenir soit rose pour l’état des ressources halieutiques et pour la biodiversité des mers du globe. Pourtant, deux exemples permettent de reprendre confiance et sont appliqués dans d’autres régions du monde : celui du Pérou et celui du Canada. Ces deux exemples ont été présentés en conférence le 13 novembre 2008 par Pierre Fréon, Directeur de Programme ECO-UP au Centre de Recherche Halieutique Méditerranéenne et Tropicale (pour le Pérou) et par Paul Treguer, Directeur du réseau Eur-Océans (pour le Canada).

Au Pérou, l’anchois apporte deux ressources essentielles : la nourriture d’oiseaux marins qui se massent le long de la côte et la pêche pour transformer les petits poissons en farine « fourrage », c’est-à-dire, en aliment pour bétail. Très vite, les hommes se sont aperçus que le guano des oiseaux pouvait être utilisé comme engrais agricole et 40 millions de tonnes ont été récoltés en 50 ans, devenant une véritable industrie basée sur une « collaboration » animal-homme.

Mais dans les années 70, alors que la flotte de bateaux avait beaucoup augmenté, un déclin de l’anchois s’est produit (accentué par un déclin naturel des stocks car la population d’anchois suit un cycle ascendant et descendant connu aujourd’hui). Des quotas avaient bien été fixés dès la fin des années 60, mais permettaient de pêcher encore trop de poissons. La baisse dramatique des populations d’anchois s’est produite une année où le phénomène d’El Niño fait baisser naturellement les stocks de poissons. Mais contrairement aux autres années, les stocks de poissons n’ont malheureusement pas augmenté après El Niño. La flotte de bateaux de pêche est ainsi passée de 1400 à 400 bâtiments à la fin des années 80. Ne trouvant plus de nourriture, les populations d’oiseaux ont fortement diminué et le guano avec eux. La surpêche a donc provoqué deux crises économiques (pêche et engrais) et deux crises écologiques (plus d’anchois et plus d’oiseaux). Pour remédier au problème, des quotas ont enfin été établis, permettant une pêche durant 50 jours par an contre 200 jours auparavant. Les contrôles se font depuis le début de l'application des quotas avec la totale collaboration des pêcheurs qui ont bien compris qu’il fallait gérer les stocks de poissons pour continuer à travailler à long terme.

Au Canada, mêmes causes, mêmes effets. Mais pour trouver des solutions économiques pour les pêcheurs, la baisse des populations de Morue a été gérée en diversifiant les types de poissons péchés et en créant des emplois saisonniers dans d’autres activités, comme le tourisme ou l’artisanat. Le changement de métier n’a pas toujours été facile à réaliser ou à vivre, mais petit à petit, la transition s’est faite et aujourd’hui, la nouvelle génération de pêcheurs évolue entre ces différents métiers… comme un poisson dans l’eau.
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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 11:19
Article paru le 9 novembre 2008 dans l’ancienne version de Bonnes Nouvelles Environnementales

Champ solaire en cours d'installation (photo Main verte)

En dehors de ses qualités environnementales (il ne produit pas de CO2), le solaire possède un autre avantage : celui de désenclaver les villages isolés surtout dans des pays où l'accès à l'électricité n'est pas donné à tout le monde. Grâce à l'installation de quelques panneaux solaires, les habitants (souvent de pauvres éleveurs ou agriculteurs) disposent enfin d'un nouveau moyen pour se chauffer et cuisiner, surtout quand la région est aride ou que les anciennes forêts ont disparu, coupées pour faire du feu.
Mais en dehors de la cuisine, l'électricité fournie par ces panneaux permet aussi de brancher de nouveaux appareils, et dans le cas où la population dispose de suffisamment de moyens, de brancher une télévision ou même d'établir un accès internet ! L'accès à internet représente alors un moyen de se former, de s'informer et d'améliorer ses conditions au lieu de rester coupé du monde dans des régions où presque personne ne passe et où personne ne s'installe.
Enfin, si les forêts autour des villages sont replantées, ceci permet de réguler le climat en ramenant un certain taux d’humidité, évite aussi le ruissellement des eaux de pluie et l’érosion des sols ou les glissements de terrain parfois meurtriers, et favorise le retour de la biodiversité animale et végétale.


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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 17:12
Article paru le 5 janvier 2008 dans l'ancienne version de Bonnes Nouvelles Environnementales sous le titre "Comme un conte de Noël)

Voici  une belle histoire, véridique, qui aurait pu être inventée pour faire plaisir aux petits comme aux grands.

Il était une fois une chauve-souris qui avait fait un grand voyage. Mais, ce voyage avait été si long (elle avait parcouru 1500 km alors qu’elle ne mesurait que 10 cm) qu’elle tomba, épuisée, dans la cour d’un collège proche de Madrid. Heureusement, les enfants et les professeurs de ce collège étaient de bonnes personnes et plutôt que d’abandonner la chauve-souris à son funeste destin, ils appelèrent un centre de protection des animaux et de la faune sauvage. Les spécialistes du centre reconnurent une chauve-souris migrante, dont le nom scientifique est Nyctalus leisleri, qui vit dans le sud de la France et en Espagne mais migre vers l’Europe centrale en mai pour donner naissance à un ou deux petits. En regardant une de ses pattes, ils s’aperçurent qu’elle avait un anneau où était indiqué son pays d’origine : l’Allemagne. Plus précisément, elle venait de Bonn. Mais Nycty, la petite chauve-souris, avait perdu la moitié de son poids et était totalement déshydratée. Alors, ils la soignèrent, lui donnèrent à boire et plein d’insectes croustillants et gluants à manger et très vite Nycty redevint une jolie chauve-souris dodue avec un beau pelage soyeux.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Il était temps pour Nycty de retourner en Allemagne et de reprendre le cycle de sa vie. Doutant encore de sa capacité à faire les 1500 km de retour alors qu’elle avait failli mourir, les spécialistes du centre demandèrent au ministère de l’environnement de leur pays si, pour une fois, Nicty ne pouvait pas retourner à Bonn à la façon des ministres - justement - c’est-à-dire en… avion. Et là, surprise, la ministre dit « oui » !

C’est ainsi que Nycty a fait un voyage extraordinaire dont elle se souviendra toute sa vie et dont elle pourra parler à ses enfants en leur assurant qu’il existe encore des hommes et des enfants qui veulent bien prendre soin d’animaux grands comme une main, poilus, avec un petit nez écrasé et qui dorment la tête à l’envers.

 

Pour en savoir plus sur la noctule :

La noctule vit en méditerranée mais n’hésite pas à migrer jusqu’en Irlande, en Scandinavie et en Russie. Elle mesure de 8 à 11 cm et pèse de 10 à 20 grammes. L’espèce hiberne de septembre à avril en Méditerranée et migre (seulement les femelles) en mai vers le Nord. La noctule sort dès la fin du jour et tôt à l’aube. Elle se nourrit d’insectes.

L’espèce est protégée car elle niche dans des arbres creux, de plus en plus difficiles à trouver. Elle occupe aussi des fissures dans les habitations, faute de trouver de vieux arbres. Mais la difficulté à trouver un lieu pour se reposer ou s’installer en épuise et tue beaucoup surtout lorsque les conditions climatiques sont dures. Le sauvetage de la chauve-souris a été réalisé en 2004 par la Direction Générale de la Biodiversité espagnole et des associations de protection des animaux et de la faune sauvage, avec le soutien du Ministère de l’environnement espagnol.
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Published by Main verte - dans animaux
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