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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 11:22

100_3338.JPG8 petites raies d’eau douce d’Amazonie (Potamotrygon castexi) sont nées à l’Aquarium Tropical de la Porte Dorée de Paris dans la nuit du 21 au 22 décembre. Comme le souligne Michel Hignette, directeur de l’aquarium, « les raies ne sont pas des poissons mais des cartilagineux, au même titre que les requins et les chimères. Pour leur reproduction, il y a fécondation interne. Il existe donc une différence visible entre mâles et femelles bien pratique pour identifier les animaux et pour gérer les reproductions qui se font de manière naturelle.»

La façon dont les raies s’accouplent est d’ailleurs assez brutale aux yeux des humains et le directeur de l’aquarium s’est régulièrement demandé s’il fallait laisser les raies se reproduire dans les bassins visibles par le public. En effet, pour pallier les mouvements de l’eau et la surface lisse de la peau de la raie femelle, le mâle mord la femelle pour s'agripper lors de l’accouplement. Si la scène peut paraître impressionnante, elle ne laisse que peu ou prou de cicatrices à la femelle.

L’incubation dure alors entre 6 et 8 mois, sans connaissance précise sur sa durée réelle, et les petits naissent formés et autonomes.

Pour surveiller le développement des bébés raies, l’aquarium n’a pas hésité à demander au vétérinaire du zoo de Vincennes, situé à proximité, de réaliser une échographie ! Mais avec les raies, nul besoin de gel, l’eau est conductrice.

La naissance s’est faite une nuit de pleine lune, preuve selon Michel Hignette que même dans un aquarium sans ouverture sur l’extérieur, les raies gardent de façon inexplicable un cycle en relation avec les éléments naturels.

Les petites raies ne sont pas encore visibles par le public. Mais d’autres raies de la même espèce ou d’espèces différentes évoluent dans différents bassins. Il est même possible d’assister à leur repas dans l'après-midi. 100_3347.JPG

Certaines de ces nouvelles petites raies feront bientôt un voyage vers des aquariums d’autres pays pour éviter la consanguinité lors de prochaines reproductions.

 

photos CVA

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 15:39

La vie est partout : dans l’air, l’eau, dans la terre, sur terre et jusque dans nos intestins ! C’est la biodiversité. Elle inclut aussi les gènes et les écosystèmes. Quand on regarde la biodiversité d’un point de vue purement matériel, on s’aperçoit que c’est elle qui depuis tout temps nous nourrit, nous chauffe (bois, pétrole), nous habille (coton, lin, cuir) et nous aide à nous soigner ! Or, pour produire et nous développer, nous surexploitons, polluons et dégradons la nature. Résultat : aujourd’hui, les espèces disparaissent à un rythme mille fois supérieur au rythme naturel d’extinction des espèces.

Du 18 au 29 octobre, 193 pays signataires de la Convention sur la Diversité Biologique de 1992 se sont retrouvés à Nagoya pour la 10e Conférence des parties, la COP 10. L’objectif de cette conférence était de trouver les moyens de stopper la perte de biodiversité et, disons-le, d’organiser de façon économique ce patrimoine naturel.

Contrairement à la conférence de Copenhague sur le climat, la conférence de Nagoya pour la biodiversité est considérée comme un succès car elle fixe des objectifs chiffrés et définit des moyens financiers.

20 objectifs de protection de la biodiversité demandent notamment :

-   la réduction au moins de moitié, ou lorsque c’est possible à près de zéro, du taux de perte des habitats naturels, y compris les forêts;

-   17 % des zones terrestres et des eaux continentales et 10 % des zones marines et côtières protégées ;

-   la réduction des pressions sur les récifs coralliens.

Les Parties ont accepté de convertir ce cadre international général en stratégies et plans d’actions nationaux pour la biodiversité d’ici deux ans.

Un financement pour la mise en œuvre de la Convention a été annoncé : le Premier Ministre du Japon a avancé 2 milliards de dollars et le Ministre de l’environnement du Japon a annoncé la mise sur pied d’un Fonds japonais pour la biodiversité. Des ressources financières additionnelles ont été annoncées par la France, l’Union européenne et la Norvège.

Les Parties travailleront pour définir, à temps pour la COP 11 de 2012, les objectifs et mécanismes par lesquels les ressources financières seront octroyées.

Un point novateur concerne l’accès aux ressources génétiques et le partage équitable des avantages découlant de leur utilisation. L’accès aux ressources génétiques se fera en fonction d’un consentement préétabli entre les acteurs intéressés (Etat, entreprise, peuples indigènes…) en tenant compte de l’importance du rôle des connaissances traditionnelles. Ceci permettra de lutter contre la « biopiraterie ». Enfin, un point important mais qui risque de faire grincer des dents : les pays se sont engagés à supprimer d’ici 2020 les subventions dommageables à la biodiversité (on pense immédiatement aux subventions sur le carburant pour plusieurs professions, comme le transport routier).

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:30

 

L’association Bio Consom’acteurs et la FNAB (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique) ont présenté un bilan du bio en restauration collective le 26 octobre dernier. Même si la France part de plus loin et connaît un retard par rapport à certains pays européens, le bio se développe de façon constante et rapide.

 

Selon Hugues Toussaint, fondateur de Bio Consom’acteurs, de 4 millions de repas bio ou comprenant un élément bio servis en 2005, on est passé à 10 millions de repas en 2007. 2008 a représenté un tournant pour le bio en restauration collective avec plus du tiers des établissements qui ont proposé pour la première fois des produits bio dans leurs menus. Une enquête CSA d’avril 2010, commandée par l’Agence bio, indique pour sa part que les produits bio seront présents dans 80% des restaurants collectifs d’ici 2 ans.

Ces chiffres cachent toutefois de grandes disparités. Les universités ou la restauration sociale et médicale sont encore très en retard à proposer du bio dans leurs menus (11% en 2010). A l’opposé, les écoles primaires, collèges et lycées qui proposent du bio tous les jours ont triplé.

 

Même si le bio dans la restauration collective ne date pas du Grenelle de l’Environnement, il a connu un essor important avec le Plan de Développement de l’Agriculture Biologique du Ministère de l’Agriculture en 2007. La restauration collective est devenue un débouché notable et stable pour les producteurs de produits bio qui se sont structurés pour répondre à cette nouvelle demande. De nombreux progrès restent encore à faire pour que ces producteurs puissent répondre aux appels d’offres, notamment, mais une révision prochaine du code des marchés publics devrait leur faciliter la tâche, à moins que ce ne soit par la création de filières spécifiques, créées pour le besoin. C’est l’option qu’a choisie la ville de Lons-le-Saunier, dans le Jura, pour ses cantines scolaires, un self municipal et pour l’hôpital en menant une réflexion dès 1989 sur le bio (voir l’article ci-dessous Le bio en restauration collective, une volonté politique avant tout).

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:17

Lors d’un bilan sur le bio en restauration collective, présenté le 26 octobre par l’association Bio Consom’acteurs et la Fédération nationale d’Agriculture Biologique, Jacques Pelissard, maire de Lons-le-Saunier (Jura) et président de l’Association des Maires de France, a expliqué comment sa ville a opté pour le bio. 

 

« Cela a commencé par une histoire d’eau ! » a-t-il expliqué avec humour. En effet, la ville avait un problème de pesticides et de nitrates dans la nappe alimentant l’agglomération en eau potable. Elle a donc mis en place une convention avec les céréaliers travaillant sur la zone de captage pour passer à une agriculture biologique en les indemnisant en cas de baisse de la production. Parallèlement, les cantines scolaires constataient des déchets abondants sur le pain. De deux problématiques, on est passé à une solution : l’entrée de pain 100% bio dans la restauration collective de la ville en 2001. Du pain, la ville est passée aux yaourts, en signant en 2005 un partenariat avec l’école nationale d’industrie laitière de Poligny, à 30 km de Lons, et qui fournit depuis les cuisines en fromages et yaourts bio. En 2008, un partenariat avec un collectif d’éleveurs laitiers a débouché sur l’approvisionnement en viande bovine, achetée sur pieds et passant directement de l’éleveur à l’abattoir puis à la cuisine (filière courte).

Cette année, Lons souhaite créer une légumerie bio dont le rôle sera de concentrer l’offre de légumes biologiques des maraîchers de la région, de les laver, les éplucher et les conditionner pour les cuisines centrales du grand bassin de Lons. Selon Jacques Pelissard, « le bio en restauration collective est avant tout une volonté politique. » Le prix d’un repas est de 3,10 € dont 1,80 de fournitures alimentaires et le reste en frais de personnel et d’approvisionnement. Jacques Pelissard parle également « d’une émulation permanente de tous les acteurs ». En effet, la ville crée des animations pédagogiques autour de la composition des menus, sur les déchets ou la lutte contre le gaspillage ; le travail des cuisiniers a été valorisé, des embauches d’une nutritionniste et d’une qualiticienne ont été réalisées, des emplois locaux ont été crées en incluant des travailleurs handicapés. La ville a introduit le programme zéro-phytosanitaire auprès des services techniques et opté pour une chaufferie collective bois et puis elle a résolu son problème de qualité de l’eau !

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 17:02

Pour beaucoup, les énergies renouvelables à domicile, la maison bioclimatique ou à énergie positive sont des solutions d’avenir. En réalité, ce sont des solutions d’aujourd’hui.

 

C’est ce qu’a prouvé la soirée de remise des prix du douzième concours « Habitat solaire, habitat d’aujourd’hui » organisé par l’Observatoire des Energies Renouvelables, le 6 octobre. 13 réalisations collectives et individuelles, en logements ou en bâtiments tertiaires, ont été primées, incluant énergie solaire, isolants naturels, triple vitrage, pompe à chaleur, système d’aération automatique, éclairage naturel ou encore peintures écologiques. Quand les bâtiments disposaient d’un jardin, celui-ci avait parfois été aménagé avec une haie pour couper les vents d’hiver et si la toiture était en terrasse, elle pouvait être végétalisée. En un mot, chaque projet avait fait preuve d’une grande ingéniosité pour associer un maximum de techniques et d’éléments permettant d’utiliser le moins d’énergie possible lors de l’utilisation des locaux. A noter aussi, pour ce douzième concours, les énergies grises (celles utilisées pour fabriquer les matériaux de construction et pour les acheminer jusqu’au chantier) ont été optimisées également.

 

Réalisés entre 2002 et 2006, ces locaux avaient déjà atteint pour la plupart les normes qui définissent les bâtiments basse consommation (obligatoires dans le neuf en 2013), alors que ces normes n’étaient pas encore définies. Même en rénovation, un projet à Paris (où l’espace intérieur manque et où les règles d’urbanisme limitent les choix techniques) a permis de passer d’une consommation de 400 kWh/m2 à 94 !

De même, plusieurs projets à zéro énergie ou à très faible consommation ont été réalisés non pas dans le sud de la France mais dans le Doubs (avec des températures de -17°C l’hiver) ou dans le Bas-Rhin où les températures sont froides en hiver, aussi. A l’opposé, les projets situés en outre-mer ont réussi à éliminer la climatisation, grande consommatrice d’énergie, et à se protéger du soleil, notamment grâce à la végétation naturelle et à un bon flux d’air.

Tous les projets avaient enfin un point commun : celui du bon vivre. Des logements sociaux en bois avec jardins partagés, deux maisons partageant une terrasse et une serre couvertes à l’étage ou encore une école primaire où les enfants ont retrouvé un comportement plus calme dans des locaux à la lumière diffuse et aérés de façon automatique et régulière.

 

Côté coût, les architectes ont reconnu qu’il fallait encore aujourd’hui un apport financier plus important, mais les économies réalisées dès la livraison du bâtiment compensent, voire dépassent dans certains cas, les charges de chauffage et d’électricité. A titre d’exemple, une maison de 154 m2 dans le Rhône consommait pour 90 € de chauffage par an avec un investissement de 10 000 € d’installation photovoltaïque. Par ailleurs, ces projets ont été réalisés il y a plusieurs années et les coûts des différents systèmes ont commencé à baisser pour des performances encore plus grandes aujourd’hui.

 

Cette soirée a donc montré qu’il est judicieux de nos jours de vérifier si une option écologique en lieu et place d’un système traditionnel est possible 100_2953.JPGcar elle sera peut-être plus rentable à long terme pour un confort optimisé. Des agences peuvent conseiller les particuliers qui ne savent pas à qui s’adresser ou aider au montage de dossiers financiers: l’ADEME, l’ANIL, l’ANAH. Les salons de l’habitat écologique, les journées de visites de bâtiments écologiques, des guides sur l’habitat écologique et le bouche à oreille sont aussi de bons moyens pour trouver les professionnels de confiance.

 

 

chauffe-eau solaire aux Canaries (photoCVA)

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 13:58

En France, selon l'Association pour la Protection des Animaux sauvages (ASPAS), les collisions d'oiseaux dans les surfaces vitrées seraient la première cause de mortalité non-intentionnelle des oiseaux. Ces mortalités touchent aussi bien les espèces communes, présentes en grand nombre que les espèces rares et menacées.

Pour limiter les impacts avec ces obstacles modernes, l'ASPAS a édité un guide téléchargeable sur son site ("le verre : un piège pour les oiseaux" à l'adresse www.aspas-nature.org) qui propose des solutions rapidement réalisables pour la plupart. Un guide à l'attention des entreprises de construction a également été réalisé.


Il faut tout d'abord savoir que les oiseaux ont une perception du relief restreinte car leur vision  possède un angle de vue très large (certains ont une vue à 360° !). Le verre est un danger à double titre : par sa transparence, qui permet aux oiseaux de voir des paysages ou des plantes derrière, sans imaginer un obstacle, et par sa réflexion qui réfléchit l'environnement immédiat comme un miroir. L'oiseau pense que cette image est réelle et s'y dirige.

Toute installation présente un danger : un abribus, un immeuble de bureaux, un passage couvert, une paroi anti-bruits, une passerelle ou une construction disposant de vitres dans les angles.

Mais des solutions existent : il faut rendre visibles ces surfaces transparentes. Parmi les exemples cités, on trouve le marquage des surfaces extérieures avec une trame en pointillé ou du texte (nom de la société répété sur toute la surface) ; un pare-vue avec de larges bandes horizontale permet d'apporter de la tranquillité aux personnes qui travaillent derrière une vitre située en rez-de-chaussée ; des vitres de couleur ; des vitres en relief ; des structures métalliques visibles derrière les vitres (comme la pyramide du Louvre) ; des parois translucides, du verre dépoli ; des fenêtres à croisillons ; des stores et lamelles pare-soleil, des stickers et silhouettes, des peintures à doigt, des moustiquaires ; des plantes grimpantes sur la façade (mais pas avec un espace) ou même des tags !

Particuliers, professionnels et aménageurs urbains, passons-nous tous le mot !

 

 

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 12:15

100_3310.JPGLa crise que nous connaissons actuellement n’est pas seulement une crise économique. C’est une crise de civilisation qui nécessite de trouver un nouveau mode de vie, incluant le respect de la Nature dont nous dépendons pour vivre. José Gualinga, représentant de la communauté indigène des Kichwas à Sarayaku en Equateur, est peut-être l’un des symboles de cette forme de vie, avec un projet à haute portée symbolique et dépassant largement les frontières de son village.

Avec sa couronne de plumes rouges et son collier d’os de boa, José Gualinga ressemble au « bon indien » qu’il ne souhaite justement pas incarner. A 42 ans, il est devenu de fait un représentant politique des peuples indigènes d’Amazonie qui souhaitent jouer un rôle actif dans leur pays. Ce nouveau costume, il le doit à la défense de son village, Sarayaku, et de ses environs où 1200 habitants trouvaient de quoi vivre en harmonie avec la nature jusqu’à ce que des installations pétrolières ne détruisent une partie de leur territoire.

Entre 1989 et 2010, les Kichwas ont réussi à empêcher diverses tentatives d’exploitation de leurs terres. Dans le meilleur des cas, ils ont  simplement demandé aux ouvriers de se retirer ; dans le pire des cas, ils ont déclaré l’état d’urgence dans le village et ont formé des murs humains avec hommes, femmes et enfants puis monté des « campements de paix et de vie » dans la forêt pendant 3 à 4 mois, mais en comptant des blessés.

La résistance des Kichwas s’est également faite au plan juridique, notamment auprès de cours de justice aux Etats-Unis et au Costa Rica et au niveau national en participant à des manifestations pour le droit des peuples indigènes.

Mais pour exister, il ne fallait plus seulement se défendre. Il fallait trouver un projet de vie et, comme le dit José Gualinga, «  trouver une alternative qui montre que nous ne sommes pas seulement conservateurs, mais aussi initiateurs et actifs au XXIè siècle. » Un chemin d’arbres plantés autour de Sarayaku dont la canopée sera remplie de fleurs visibles du ciel en est le résultat. Il s’appelle le Chemin de Fleurs de la Frontière de Vie. « Ce projet naît des entrailles du peuple quechua  pour préserver la biodiversité et notre richesse culturelle. Les fleurs sont un symbole de l’Amazonie et elles ont aussi une dimension spirituelle pour soigner les malades, les personnes tristes et leur donner de l’émotion » explique José Gualinga. Le Chemin de Fleurs a également une portée universelle, celle de la vie en harmonie avec la nature.

Le premier arbre a été planté en 2006. On en compte 1500 aujourd’hui hauts de 5 à 7 mètres sur 55 km de long (le chemin fera 300 km au total). Les arbres ont été choisis pour leur résistance, autre symbole de ce peuple amazonien, pour leur utilité dans la fabrication d’objets usuels ou pour leur beauté, « pour embellir la Pacha Mama* » précise José. Le chemin fleuri dans sa totalité sera visible d’ici 20 ans.

Mais le projet inclut également la valorisation des savoirs et des modes de vie ancestraux, comme la transmission du savoir de guérison des plantes aux nouvelles générations. Le village s’est aussi ouvert au tourisme et un programme de découverte des animaux et des plantes d’Amazonie a été élaboré spécialement pour les visiteurs. 12 personnes peuvent être accueillies et sont nourries avec la production de la forêt amazonienne. L’ensemble du projet botanique et économique est géré par la communauté.

Le Chemin de Fleurs commence à être connu autour du monde et sert déjà à d’autres communautés indigènes, notamment à celles des montagnes, mises en danger par l’exploitation minière. De même, le nouveau président, Rafael Correa, a pour la première fois dans l’histoire de l’Equateur fait inscrire dans la constitution de son pays les droits inaliénables des peuples autochtones et de la Nature. Le gouvernement équatorien a également proposé à la communauté internationale de ne pas exploiter les réserves pétrolières situées dans la réserve naturelle de Yasuni, afin de protéger sa biodiversité et lutter contre le changement climatique. En contrepartie, le pays demande une contribution internationale à hauteur de 50% des revenus qu’aurait procuré l’exploitation pétrolière. Certes les exploitations pétrolières n’ont pas disparu du pays car elles sont vitales pour l'économie du pays, mais une telle proposition de non-exploitation n’avait jamais été faite. Preuve qu'une autre vision de l'économie est possible et qu'on peut l'initier dès maintenant.

Dernier point : alors qu’on ne les espérait que dans une dizaine d’années, des fleurs sont déjà apparues sur la canopée des arbres plantés à Sarayaku.

 

* la Mère Terre

 

(photo CVA)

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 11:36

C’est une excellente nouvelle et une grande réussite pour le sauvetage des espèces menacées que cette naissance de deux pandas au zoo Aquarium de Madrid. L’ourse Hua Zui Ba avait été inséminée artificiellement il y a 135 jours sous le contrôle du personnel technique du zoo, d’un vétérinaire du centre d’élevage de pandas géants de Chengdu en Chine, du Muséum National de Sciences Naturelles d’Espagne et du département de physiologie animale de la faculté vétérinaire de Madrid.

Le 7 septembre, Hua a donné naissance à deux oursons ne pesant pas plus de 150 grammes chacun ! La maman et les bébés se portent bien et le comportement de la mère est tout à fait maternel.

Ces naissances sont les premières en Espagne et les troisièmes en Europe (zoo de Vienne).Le panda géant a été décrit pour la première fois en 1869 par le père David, missionnaire et naturaliste français. Son alimentation se compose principalement de bambous. Mais l’espèce est actuellement menacée en raison de la disparition de son habitat. Selon le WWF, il ne resterait que 1600 pandas en liberté. On en compte aussi 250 dans les zoos.

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 09:29

100_0840.jpgSelon une annonce du ministère de l’écologie du 23 août, la puissance cumulée du parc photovoltaïque installé en France était de 81 MW fin 2008 et sera de 850 MW fin 2010, soit une multiplication par 10 en 2 ans. Les projets déposés à ce jour représentent par ailleurs plus de 3000 MW. La France est donc très largement en avance sur la mise en œuvre des objectifs du Grenelle de l’Environnement (1100 MW installés fin 2012 et 5400 MW en 2020). A titre comparatif, l’Espagne, deuxième pays européen en production solaire après l’Allemagne, produira 4360 MW en fin d’année et atteindra les 5360 MW* en 2012. Mais depuis plusieurs années déjà, le solaire se développe fortement, dans la Péninsule, après un boom de l’éolien qui a placé le pays en quatrième position mondiale pour la production d’électricité éolienne. La France se lance enfin sur la voie du solaire et c’est une bonne nouvelle, d’autant que le coût des installations baisse régulièrement.

Considérant que le marché est maintenant mature, le gouvernement a décidé d’adapter le dispositif de soutien par les tarifs d'achats à cette nouvelle phase de développement. Les tarifs applicables aux installations domestiques d’une puissance inférieure à 3 kWc (soit environ 30 m2 de panneaux) resteront inchangés à 58 c€ par kWh. Pour les autres projets, l'ajustement correspondra à une baisse de 12 % à partir du 1er septembre. L'Allemagne et l'Espagne ont décidé de diminuer leurs propres tarifs de plus de 15 %.

Malgré cette baisse de tarifs, l’objectif d’une croissance de 500 MW par an a été prévue par le Grenelle Environnement.

*source : association espagnole des producteurs d’énergies renouvelables

photo CVA : installation d'un champ solaire en Castille

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 11:48

L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA), créée en janvier 2002 à la suite d’une série de crises alimentaires survenues à la fin des années 1990 en Europe, a publié le 12 juillet dernier son rapport annuel sur les résidus de pesticides dans les aliments. Le rapport se base sur des mesures effectuées en 2008 et évalue l’exposition des consommateurs européens à ces résidus dans leur régime alimentaire. 200 types d’aliments différents ont été étudiés.

Les résultats sont encourageants : 96,5% des échantillons analysés étaient conformes aux limites maximales autorisées par l’Union Européenne. Mieux encore, aucun résidu n’était détecté dans 62,1% des échantillons testés, en hausse par rapport aux années précédentes. En revanche, 3,5% des échantillons dépassaient les normes autorisées, mais ce chiffre est en diminution par rapport à 2007 (4,2% des échantillons testés à l’époque).

Les analyses ont également porté sur des aliments vendus en Europe mais en provenance de pays ne faisant pas partie de l’UE. Pour ces produits, les chiffres sont moins bons : 7,6% dépassaient les limites maximales autorisées en Europe.

Selon l’EFSA, 350 substances actives (sur les 1223 dans le monde) sont actuellement autorisées en Europe et figurent sur une « liste positive » (annexe I de la Directive 91/414). Pour 814 substances actives, le fabricant n'a pas présenté de dossier à l'appui de l'évaluation ou les substances n'ont pas reçu une évaluation positive et une décision de ne pas les inclure dans la liste positive a été prise au niveau européen. 59 substances actives sont en cours d’évaluation.

Ces chiffres montrent d'une manière générale que le monde de l’agriculture bouge. En dehors de l’agriculture intensive, où l’utilisation des pesticides se rationnalise, on trouve d'autres types d'agriculture, comme l’agriculture biologique, en forte progression ces dernières années, l’agriculture durable, l’agriculture biodynamique, l’agriculture extensive ou encore l’agriculture raisonnée qui refusent ou limitent les pesticides chimiques.

Pour le consommateur, une façon supplémentaire de limiter l’absorption de pesticides consiste à laver puis à éplucher les fruits et les légumes. En effet, l’EFSA rappelle que les pesticides peuvent s’accumuler dans nos organismes. Elle a d’ailleurs réalisé une étude à ce sujet.

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