Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 07:38

100_1411.jpgC'est déjà la 5è édition de la Fête de la Nature et son succès est toujours plus grand. Avec l'année 2010 consacrée à la biodiversité, la Fête de la nature 2011 devrait susciter encore plus d'intérêt. En effet, 80% de la population française vit dans les villes. Il est donc important de renouer régulièrement avec la nature pour mieux la connaître et mieux la protéger. Les ateliers et sorties de la Fête de la Nature permettent de la découvrir gratuitement avec les explications de spécialistes.

Cette année 5000 événements sont organisés dans toutes les régions de France autour du thème "l'insolite à votre porte". En effet, la nature existe et s'immisce en ville. Paris, l'une des capitales d'Europe les plus denses, compte par exemple 122 espèces d'oiseaux ! Mais on y voit aussi des lézards, des crapauds, des abeilles, des lapins notamment sur un rond-point au bout d'une avenue partant de l'Arc de Triomphe.

Dans les régions et dans le cadre de la Fête, on peut assister à la ponte de tortues Luth sur une plage guyanaise, recueillir des oeufs de raies ramenés par la mer sur une plage du Pas de Calais, précieuse preuve de leur existence (l'espèce est menacée). En Dordogne, le public peut partir à la découverte des orchidées sauvages.

Bref, de quoi faire de belles découvertes. La nature est source de plaisir, d'intérêt, de curiosité. Mieux connue et appréciée, elle sera également mieux protégée. N'oublions pas, c'est elle qui nous a fait naître, nous nourrit et nous soigne. En la protégeant, c'est nous que nous protégeons.

les événements, c'est ici.

(photo CVA)

Repost 0
9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 16:16

P1000147-copie-1.JPGLe 3 mai dernier, la ministre des sports, Chantal Jouanno, a présenté la Stratégie nationale de développement durable du Sport (SNDDS). Cette stratégie a pour objectif de limiter les impacts sur l’environnement des activités sportives de façon directe mais aussi indirecte, comme le transport, la fabrication d’articles de sport ou la construction de structures sportives. Elle comporte également un volet social fort.

 

Des solutions existent pour faire du sport une activité durable et la stratégie propose de relever 9 défis en utilisant 234 leviers d’action. Parmi ces défis, on peut citer la consommation et la production durables, la lutte contre le changement climatique et l’accroissement de la part des énergies renouvelables ou la conservation et la gestion durable de la biodiversité et des ressources naturelles. La stratégie souhaite également relever des défis d’ordre social, en favorisant notamment l’intégration des populations migrantes et la lutte contre la pauvreté à l’échelle nationale et internationale. Elle souhaite l’implication de tous : ministère des sports, fédérations, comités et clubs, organisateurs privés, annonceurs, agences de conseils, bénévoles, pratiquants et non pratiquants…


Plus concrètement, ces défis permettront de proposer des équipements sportifs plus écologiques issus de l’éco-conception, dotés d’une étiquette énergie et recyclés en fin de vie, comme les 12 millions de balles de tennis depuis 2008. Les bâtiments sportifs seront progressivement dotés d’installations énergétiques renouvelables (panneaux solaires, par exemple), de récupérateurs d’eau de pluie ou directement éco-conçus pour les bâtiments neufs. Les déplacements des sportifs, de l’encadrement, des spectateurs des 2,5 millions d’événements sportifs annuels en France et des stages préparatoires devront s’effectuer en privilégiant le transport doux, de façon rationalisée pour répondre à l’augmentation des prix de l’énergie, diminuer les émissions de CO2, mais aussi pour améliorer la santé et la qualité de vie de tous. Côté social, la stratégie souhaite intégrer plus de personnes en situation de handicap, promouvoir la solidarité et l’égalité homme/femme mais aussi la solidarité entre les 34 millions de pratiquants en France avec le reste de la société. « Le modèle économique et social dans lequel nous vivons est daté. Ce système rend les gens malheureux et confond besoins et envies. » a indiqué la ministre. Ceci est également vrai à l’international, où l’objectif de la stratégie est que le sport français soit porteur de paix et un vecteur d’éducation, de santé et de développement.


Visiblement, les défis à relever n’ont pas fait peur au monde sportif. En effet, la stratégie avait d’ores et déjà reçu le soutien et l’engagement de plus de 240 acteurs (personnes physiques et organismes, collectivités ou entreprises) le jour de son lancement. Chantal Jouanno, elle-même sportive de haut niveau, a précisé que  « la stratégie n’est pas une contrainte mais un changement, une co-construction. Et le sport est un des espaces où l’on a le plus d’atouts pour relever les défis du XXIè siècle ».

(photo CVA)

Repost 0
16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 11:43

P1000021.JPGComment sortir une ville touchée de plein fouet par le déclin économique, redonner espoir à la population et l’impliquer dans la mise en place d’un nouveau mode de vie au point d’en faire une ville pilote et un pôle de compétitivité ?

 

La ville de Loos a connu plus de 100 ans d’exploitation du charbon. Le déclin progressif des mines puis l’arrêt définitif du dernier puits en 1986 laissent une commune morcelée, un tissu social détruit et un environnement pollué.

 

Plutôt que de chercher à attirer de nouvelles industries, la municipalité décide de se tourner vers un modèle économique durable, basé sur 3 axes et qui :

-       parte des besoins de la population et de la ville (démocratie participative),

-       pense et mène les politiques publiques de façon transversale (économique, sociale et environnementale),

-       en prenant en compte le long terme et le principe de réversibilité.

 

Le premier défi consiste à redonner aux habitants leur appartenance à la commune et l’envie d’entreprendre. En effet, depuis plus d’un siècle, en travaillant pour la mine, les mineurs s’installaient dans une maison de la cité minière proche d’une des sept fosses et bénéficiaient d’un système médical minier. Vivant en quasi-autarcie dans leur cité, les familles finissaient par ressentir moins d’appartenance à la commune et perdaient peu à peu leur esprit d’initiative. La révision du Plan d’Occupation des Sols en 1990 est l’occasion d’initier un dialogue avec les habitants et de prendre en compte leurs besoins. En intégrant la vision économique (pas de voiture pour les habitants les plus démunis) et environnementale (les nappes phréatiques étaient polluées, il ne fallait plus artificialiser les sols pour laisser l'eau de pluie s’infiltrer), la démarche aboutit notamment à un chemin piétonnier autour et au travers de la ville permettant de joindre les écoles, le centre-ville et les différents quartiers de la commune à pied ou à vélo. Ce sentier en végécole (enrobé d’origine végétale) ou en sable devient vite un lieu de rencontre et le lieu de passage d’animaux, notamment d’hirondelles qui feront l’objet d’un recensement ultérieur par la population.

En dehors de la démocratie participative, la ville s’attache à expliquer et à interpréter à l’aide d’indicateurs ou de panneaux d’information les actions pour rendre visible les concepts du développement durable. L’objectif est aussi de faire comprendre que la commune s’inscrit dans un ensemble global. Ceci permet alors d’engager des actions nouvelles, avec par exemple un programme d’économie d’énergie (changement climatique mais aussi pouvoir d’achat de la population) ou le recours à des matériaux durables (bois FSC, plastique recyclé) et à des critères éthiques dans les marchés municipaux.

P1000026.JPGEn 2000, une charte du cadre de vie voit le jour, instituant la systématisation de l’écoconstruction des bâtiments publics, des logements sociaux ou des bâtiments industriels, la mise en place de dispositifs de récupération et de réutilisation des eaux pluviales. Elle voit aussi la création d’une ceinture verte gagnée en partie sur les friches industrielles. Une prairie dédiée à la biodiversité est plantée devant la mairie, les deux derniers terrils, conservés comme mémoire de l’histoire de la ville, deviennent une réserve naturelle.

De nombreuses autres actions ont été engagées, notamment auprès des jeunes et en matières culturelle, sportive et de santé. Les énergies renouvelables ont fait leur entrée dans la commune et la gestion des espaces verts à « zéro phyto » est en cours depuis 2005.

 

Le succès des premières initiatives a entraîné dès 2001 par l'actuel maire de la commune, Jean-François Caron, la généralisation de ces pratiques durables à l’ensemble de la politique municipale. La réussite des actions est d’autant plus forte que les habitants ont développé une expertise dans la gestion des réalisations communes, utile aux objectifs suivants.

Loos-en-Gohelle est devenue une ville pilote en développement durable, dont la réussite est analysée par des universitaires d’autres pays, et la réélection à 82,1% du maire en 2008 montre aux observateurs extérieurs qu’il est possible d’emporter l’adhésion de la population sur des projets différents du modèle capitaliste classique.

 

Aujourd’hui, la ville s’attache à transférer ses bonnes pratiques et à les généraliser pour qu’elles puissent être reprises ailleurs. La difficulté consiste notamment à créer des indicateurs évaluant la qualité de la vie, le lien social, le bien-vivre. Des entreprises, universités et écoles viennent s’installer dans la commune. Un écopôle de formation devrait prochainement voir le jour dans cette ville qui a cette fois-ci misé sur un avenir choisi.

Repost 0
3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 14:33

100 2057Quelques jours avant Noël, le 21 décembre, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a donné son accord pour la création d’une plate-forme intergouvernementale d'interface science-politique sur la biodiversité et les services écosystémiques : l’IPBES *. L’objectif de cette plate-forme internationale est de fournir des informations scientifiques sur la perte des espèces et la destruction des écosystèmes dans le monde, afin de permettre aux pays de prendre des décisions en faveur de la protection de la biodiversité qui rend aux hommes des services inestimables.


En effet, ces 50 dernières années, l’extension des terres cultivées et la perte des habitats pour de nombreuses espèces, les pollutions industrielles, agricoles mais aussi individuelles, la surexploitation des ressources naturelles terrestres et marines ont entraîné une grande diminution de la variété et du nombre des espèces (plantes et animaux) présentes sur Terre et des déséquilibres dans les fonctions naturelles des écosystèmes. Or, ces espèces et écosystèmes sont liés et interdépendants entre eux et nous fournissent la grande diversité de nos produits alimentaires, de nos fibres textiles, des matières premières que nous utilisons pour nous chauffer, construire nos logements et nous déplacer. Elles sont également à la base de nos médicaments.

L’accord pour la création de l’IPBES est une avancée positive, car cette nouvelle structure devrait permettre aux pays de prendre des mesures concrètes locales ou internationales, comme avec le GIEC pour le climat. La première réunion de l’IPBES se tiendra sans doute en juin. Un pays d’accueil du secrétariat sera choisi et les modalités de fonctionnement de la plate-forme définies. Mais la protection de la biodiversité est aussi l’affaire de chacun au quotidien, lors de ses achats, en triant ses déchets ou en évitant les produits toxiques pour la maison ou le jardin qui passent ensuite dans la nature. La protection des espèces est également une question de connaissance ou de découverte de ce qui nous entoure et aussi de plaisir tout simplement, en contemplant un paysage, en écoutant un chant d’oiseau ou en respirant le parfum des arbres ou des fleurs. Des petits bonheurs à conserver à notre échelle.

* en anglais Intergovernmental Platform on Biodiversity and Ecosystem Services

photo CVA

Repost 0
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:17

Lors d’un bilan sur le bio en restauration collective, présenté le 26 octobre par l’association Bio Consom’acteurs et la Fédération nationale d’Agriculture Biologique, Jacques Pelissard, maire de Lons-le-Saunier (Jura) et président de l’Association des Maires de France, a expliqué comment sa ville a opté pour le bio. 

 

« Cela a commencé par une histoire d’eau ! » a-t-il expliqué avec humour. En effet, la ville avait un problème de pesticides et de nitrates dans la nappe alimentant l’agglomération en eau potable. Elle a donc mis en place une convention avec les céréaliers travaillant sur la zone de captage pour passer à une agriculture biologique en les indemnisant en cas de baisse de la production. Parallèlement, les cantines scolaires constataient des déchets abondants sur le pain. De deux problématiques, on est passé à une solution : l’entrée de pain 100% bio dans la restauration collective de la ville en 2001. Du pain, la ville est passée aux yaourts, en signant en 2005 un partenariat avec l’école nationale d’industrie laitière de Poligny, à 30 km de Lons, et qui fournit depuis les cuisines en fromages et yaourts bio. En 2008, un partenariat avec un collectif d’éleveurs laitiers a débouché sur l’approvisionnement en viande bovine, achetée sur pieds et passant directement de l’éleveur à l’abattoir puis à la cuisine (filière courte).

Cette année, Lons souhaite créer une légumerie bio dont le rôle sera de concentrer l’offre de légumes biologiques des maraîchers de la région, de les laver, les éplucher et les conditionner pour les cuisines centrales du grand bassin de Lons. Selon Jacques Pelissard, « le bio en restauration collective est avant tout une volonté politique. » Le prix d’un repas est de 3,10 € dont 1,80 de fournitures alimentaires et le reste en frais de personnel et d’approvisionnement. Jacques Pelissard parle également « d’une émulation permanente de tous les acteurs ». En effet, la ville crée des animations pédagogiques autour de la composition des menus, sur les déchets ou la lutte contre le gaspillage ; le travail des cuisiniers a été valorisé, des embauches d’une nutritionniste et d’une qualiticienne ont été réalisées, des emplois locaux ont été crées en incluant des travailleurs handicapés. La ville a introduit le programme zéro-phytosanitaire auprès des services techniques et opté pour une chaufferie collective bois et puis elle a résolu son problème de qualité de l’eau !

Repost 0
7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 10:03

Le 26 mai dernier, la SNCF a inauguré une gare d’un nouveau genre : la gare Haute Qualité Environnementale (HQE). Située à Achères dans les Yvelines, c’est la première gare française à avoir bénéficié d’une réflexion environnementale en amont de sa rénovation. Elle a d'ailleurs été conçue comme un laboratoire de la gare « écologique », avec des innovations technologiques pour la première fois mises en œuvre pour un bâtiment ferroviaire.

Le pari est réussi. La nouvelle gare consomme 64% d’énergie de moins que l’ancienne, émet 84% de gaz à effet de serre en moins et a réduit sa consommation d’eau de 59%. C’est aussi la première « gare solaire » de France car elle produit l’équivalent de 25% de l’énergie qu’elle consomme.

Pour y parvenir, des dispositifs et des matériaux efficaces sur le plan énergétique et environnemental ont été mis en place, comme des panneaux solaires pour produire l’eau chaude sanitaire ; une membrane photovoltaïque de 175 m2 posée sur le toit du bâtiment central et produisant 25% de l’électricité consommée par l’édifice ; des vitrages à isolation renforcée ; une pompe à chaleur réversible pouvant être utilisée aussi bien pour le chauffage que pour la climatisation, des détecteurs de mouvement pour éteindre les lumières en l’absence de personnes ; un conduit de lumière naturelle évitant l’illumination artificielle ; une toiture végétalisée permettant d’isoler le bâtiment ; la récupération des eaux de pluie pour le nettoyage extérieur, l’arrosage des massifs de plantes et l’alimentation des chasses d’eau ou encore des urinoirs pour hommes sans eau. Par ailleurs, la rénovation a également permis d’assurer l’accessibilité de la gare aux personnes à mobilité réduite et aux voyageurs avec bagages ou poussette. Enfin, le chantier s’est voulu le plus « propre » possible, avec la maîtrise des nuisances sonores, l’utilisation de matériaux identifiés « qualité environnementale », le tri sélectif des déchets sur place et la gestion des eaux de lavage.

En l’absence de référence HQE pour la construction ou la rénovation des gares, celle d’Achères en fait aujourd’hui un « site pilote » et a permis de jeter les bases d’une méthodologie HQE pour les bâtiments accueillants des voyageurs, aussi bien les gares que les aérogares.

Les travaux ont coûté 3,2 M€ (Région Ile-de-France : 57% ; SNCF : 40% ; RFF : 3%).

Credit-Gilles-Rolle---REA-3.jpg

Crédit photo Gilles Rolle - REA


Repost 0
21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 13:40

100_2474.JPGParticuliers comme professionnels, nos actes favorisent ou freinent le développement des méthodes écologiques et durables. Souvent, le manque d’information en est la cause, et en matière de poissons à consommer, celle-ci est souvent difficile à trouver. Dorénavant, les choses ont changé. Pour les professionnels, l’Alliance Produits de la mer, association issue de l’organisme américain Seafood Choices Alliance, a réalisé un guide à destination des professionnels (depuis la grande distribution, aux restaurateurs en passant par les grossistes, les mareyeurs ou les poissonniers) soucieux de contribuer à la préservation des ressources halieutiques pour la durabilité de la filière. Le guide 2010 est téléchargeable gratuitement à l’adresse suivante http://www.allianceproduitsdelamer.org/resources/Guidedesespeces.php

Les particuliers peuvent, quant à eux, télécharger un mini-guide du wwf (www.wwf.fr puis  sélectionner le mot clef « océans et côtes » puis « pour une pêche durable) à mettre dans son porte monnaie pour acheter les poissons dont les stocks ne sont pas en danger et éviter ceux dont les ressources sont quasiment épuisées.

Avec ces nouveaux outils, les choix des consommateurs et acteurs de la filière devraient  enfin faire pencher la balance du bon côté.

Repost 0
1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 19:52

Les récents progrès en connaissance de la psychologie animale et les tests effectués pour savoir si les réactions des animaux sont de simples réflexes ou des actions réfléchies amènent à une nouvelle prise de conscience de la souffrance animale. Ceci se traduit progressivement par des améliorations dans les pratiques d’élevage ou de consommation, même s’il reste encore des progrès à faire.

 La chaîne hôtelière Novotel a pour sa part renoncé aux œufs brouillés issus de poules élevées en batterie pour ses buffets de petits-déjeuners. Selon l’association L214 qui a contacté l’entreprise pour lui proposer de changer ses œufs, en France, 80% des poules pondeuses (38 millions d'oiseaux) vivent en permanence dans des cages en batterie (code 3 inscrit sur les œufs et sur les boîtes). La surface allouée par poule est de 550 cm2, soit l'équivalent d'une feuille A4. Dans chaque cage, 15 à 60 poules doivent vivre ensemble dans un espace si restreint qu'il leur est difficile d'étendre les ailes et de se déplacer sans déranger les autres. Le sol est grillagé et occasionne des lésions aux pattes.

« Novotel travaillait depuis 1 an sur l’évolution de son offre petit-déjeuner pour y apporter toujours plus de produits de qualité et qui répondent aux nouvelles tendances de consommation », explique-t-on au siège du groupe hôtelier. Des paroles qui se traduisent par des actes : depuis le 15 mars 2010, en plus des œufs plein air, les clients peuvent aussi déguster des produits bio.

Repost 0
24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 19:44

Créée à l'initiative d'acteurs de la protection de la nature et de gestionnaires d'espaces naturels, la Fête de la Nature propose depuis 2007 partout en France des milliers de sorties nature gratuites et encadrées en mai. L'objectif de ces journées est la découverte et la protection de la nature. Initialement étalée sur deux jours, la fête a duré 5 jours en cette année 2010, année internationale de la biodiversité, et a concordé avec le 22 mai, journée mondiale de la biodiversité.

En 2007, environ 200 activités avaient été organisées auxquelles 100 000 personnes avaient participé. Cette année, 1500 projets étaient prévus et l’on attendait 1 million de visiteurs.

Parmi les activités proposées, certaines étaient des plus poétiques, en particulier la Forêt des livres, en Aquitaine, créée par l’ONF. L’idée était de créer une bibliothèque éphémère creusée dans des pins issus de la tempête Klaus et proposant des ouvrages sur la nature, la gestion de la forêt, le papier…

D’autres activités avaient pour objectif de toucher un large public et de rayonner à l’international, comme la transformation des Champs Elysées en site verdoyant présentant la diversité des végétaux français, à Paris. Dans l’après-midi de ce lundi 24 mai, France Bois Forêt* annonçait que plus d’ 1 300 000 visiteurs (chiffres officiels de la préfecture de Paris) avaient parcouru la plus belle avenue du monde. Mais plus d’un Parisien aurait sans doute adoré troquer un tour aux Champs Elysées contre une sortie pour observer le déroulement d'une ponte de tortue luth en Guyane.

Une chose est sûre : ici ou ailleurs, la fête est vraiment l'occasion de révéler à tout un chacun les trésors naturels qui existent près de soi.

 

 

* interprofession qui rassemble l’ensemble des professionnels de la forêt : propriétaires et gestionnaires forestiers publics et privés, pépiniéristes, grainetiers et reboiseurs ainsi que tous les professionnels de la première transformation du bois (récolte, scierie rabotage, parquet massif). Elle associe aussi les professionnels de l’emballage en bois.

 

Quelques photos de la fête à Paris (photos CVA)

 

100_2439.JPG

Finalement, en métro ce sera plus simple...

 

 

 

Tiens, un champ sur les Champs !100 2441

 

100_2460.JPG les abeilles aussi se sont baladées sur l'avenue

Repost 0
11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 15:27

100_1469.JPGLes zones marécageuses, les plans d’eau, les lacs sont des petits bijoux de biodiversité, des refuges pour les oiseaux sédentaires et migrateurs et une ressource d’eau non négligeable pour un certain nombre de populations locales. Ces espaces sont aussi, par nature, des zones tampons, sortes d’éponges naturelles qui se gonflent d’eau lors de périodes pluvieuses (évitant ainsi les écoulements d’eau trop rapides, parfois dévastateurs) et rediffusent le précieux liquide en période plus sèche. Elles sont encore des espaces importants d’épuration et de filtration de la pollution grâce à l’action des végétaux qui y croissent.

 

De tout temps, les hommes ont cherché à assécher les zones humides, autrefois pour lutter contre les moustiques ou pour cultiver, et plus récemment pour y construire ou y aménager des infrastructures de transport. A tel point que ces zones ont failli disparaître. Selon le ministère de l’écologie, depuis le début du XXè siècle, 67% des surfaces humides ont disparu. Le 2 février 1971, un traité pour sauvegarder les zones humides a été signé dans la ville iranienne de Ramsar. L’objectif du traité est de conserver et d’utiliser les zones humides de façon rationnelle dans le monde, en raison de leur intérêt écologique mais aussi économique. Depuis cette date, le 2 février est devenue la journée mondiale des zones humides.

Les premiers pays signataires du traité ont été l’Australie, la Finlande, la Norvège, la Suède, l’Afrique du sud et l’Iran. La France n’a signé ce traité qu’en 1986, en tant que 40ième pays, après la Grèce, la Russie, le Sénégal, la Pologne ou le Japon, pour ne citer que quelques pays.

Aujourd’hui 159 pays ont ratifié le traité et protègent, voire recréent des zones humides, dont des mangroves.

En France, depuis la signature du traité, environ 80 projets ont  été menés pour sauver une zone humide ou la recréer. Ces projets sont l’œuvre de communes comme d’associations, notamment, parfois avec des budgets inférieurs à 20 000 €. A chaque fois, des espèces en voie de disparition sont réapparues, comme des papillons, des oiseaux sauvages ou des espèces végétales protégées, ce qui constitue autant de bonnes nouvelles.

Les particuliers peuvent aussi recréer une zone humide dans leur jardin. Un simple bassin ou une mare seront un précieux refuge pour des tritons, des grenouilles ou des libellules et des heures de découverte et d’observation assurées.

(photo CVA)

Repost 0