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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 14:14
PICT0048.JPGDans une information datée du 12 mars dernier, le Ministère de l’Environnement a annoncé que les sacs de caisse jetables distribués en magasin sont passés de 10,5 milliards en 2002 à moins de 1,6 milliard en 2008, soit une baisse de 85%, au profit des sacs réutilisables ayant de moindres impacts sur l’environnement. Trop de sacs de caisse finissent encore dans la nature, dans les rivières puis dans la mer où les tortues et les dauphins les confondent avec des méduses et s’étouffent à leur ingestion.

Pour remplacer les sacs de caisse, de grands sacs en plastique de long usage sont proposés dans les magasins, parfois en avançant 1 € pour obtenir le premier qui sera échangeable gratuitement une fois usé. Mais la solution la plus écologique reste le sac en toile ou le cabas à roulette. Et si vous recherchez des sacs poubelle, il en existe des biodégradables.

Le ministère précise par ailleurs que tous les sacs de caisse jetables seront supprimés d’ici à la fin 2011.

 

(photo CVA) : les sacs plastique habituels se décomposent en 100 à 200 ans et libèrent leurs composants à base de pétrole et d'encres dans le milieu.

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 14:51
logoNatureparifbioLe 20 janvier dernier, Natureparif a officiellement lancé par la voix de son président, Jean-Vincent PLACÉ, un concours national visant à choisir la «Capitale française de la biodiversité ». Ce concours, placé sous le haut patronage du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer et de l’Association des Maires de France (AMF), s’adresse aux villes et aux communes ayant mis en place une politique de protection de la biodiversité. Les villes candidates devront répondre à un questionnaire établi par l’UICN (l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature).

Le concours a pour objectif de mobiliser les villes et leurs habitants pour la préservation des espèces vivantes de notre pays mais aussi de servir d’exemple à ceux qui cherchent des solutions pour protéger la nature dans leur ville. Dans son discours, le président de Natureparif a d’ailleurs indiqué que « les bonnes idées doivent être contagieuses ! ». En effet, la biodiversité – y compris les espèces communes – participe à l’équilibre écologique, économique et social du pays, même si son rôle n’est pas toujours bien connu. En ville, la nature offre détente, bien-être et santé pour les citadins et des rencontres insolites pour qui sait l’observer.

Toutes les communes sont invitées à participer au concours avant le 31 mai 2010 (adresse : concours2010@natureparif.fr). La remise des prix aura lieu fin 2010. Les petites communes n’ont pas à avoir peur des grandes. En effet, 4 catégories de villes ont été déterminées (de la catégorie 1 comptant 2000 à 10 000 habitants  à la catégorie 4 comptant plus de 100 000 habitants). Un logo et une initiative à suivre...


(logo Natureparif)

 

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 16:48
100_0087.JPGFatigué des abus de construction et soucieux de rénover son image de bétonneur des bords de mer, le ministère de l’environnement espagnol a entrepris depuis quelques années des actions de récupération de son littoral. En décembre dernier, le ministère a notamment investi plus d’un million d’Euros pour rénover deux kilomètres de dunes au niveau de l’embouchure du Segura, dans le sud du pays. Le projet prévoit l’élimination d’un parking, l’aménagement d’un chemin de promenade et la construction de passerelles en bois pour accéder à la plage sans passer par les dunes. Il permettra également d’éliminer des espèces végétales envahissantes et de replanter des plantes propres aux dunes mobiles ou semi-fixes. La semaine dernière, une déléguée du ministère a visité les travaux de démolition d’un immeuble d’appartements empiétant sur une plage dans la province d’Alicante, au sud Est du pays.

L’Espagne se donne ainsi la possibilité de retrouver petit à petit un littoral plus naturel, avec des espèces autochtones représentatives des régions de Méditerranée, tout en améliorant son image auprès d’un tourisme qui sera peut-être moins massif dans les zones récupérées, mais sans doute aussi plus lucratif.

 

littoral du Nord de l'Espagne, encore épargné (photo CVA)

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 12:05
Les Relais & Châteaux le disent : Selon des experts scientifiques internationaux, les poissons auront disparu des océans entre 2040 et 2050. En Europe, la moitié des produits de la mer sont consommés dans les restaurants.

Olivier Roellinger, nouveau Vice Président des Relais & Châteaux, a donc pris comme première action à son nouveau poste une décision écologique qui est assurément une bonne nouvelle : Depuis le 1er janvier, les 450 membres Relais & Châteaux ne servent plus de thon rouge (Atlantique et  Méditerranée) dans leurs restaurants. Les autres espèces menacées seront retirées de leur carte progressivement au cours de l’année qui vient. Les Relais & Châteaux reconnaissent ainsi le rôle majeur qu’ils peuvent jouer pour la préservation des ressources halieutiques en tant que prescripteurs clé dans le choix des espèces qu’ils achètent. Ils travailleront dorénavant avec l’Alliance Produits de la mer (Seafood Choices Alliance), ONG internationale de référence dans le domaine, oeuvrant pour un approvisionnement durable en produits de la mer.

O. Roellinger R&C
Olivier Roellinger (photo des R&C)
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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 14:44
Les travaux de rénovation, d’isolation ou d’installation de systèmes de chauffage écologiques sont de plus en plus prisés par les propriétaires de maisons individuelles. Mais en collectivité, comment agir ? Pour répondre aux besoins des collectivités, et les aider à réduire leurs charges de chauffage et de production d’eau chaude collective, les municipalités s’organisent.
La Ville de Paris, par exemple, propose un accompagnement complet pour élaborer un programme d’améliorations. En 2007, la Ville a adopté un Plan Climat territorial et s’est engagée à réduire de 25% d’ici à 2020 les émissions de gaz à effet de serre produites sur son territoire ainsi que les consommations énergétiques et de produire 25% de l’énergie consommée par les Parisiens avec des sources renouvelables (ces chiffres se montent à 30% pour la propre consommation et la production énergétiques du parc municipal et de l’éclairage public).
Pour les collectivités ayant du mal à accorder les propriétaires afin d’engager des travaux d’améliorations, un dispositif intitulé « Copropriétés : objectif climat » est proposé, en trois étapes : constitution d’un dossier et communication au sein de l’immeuble, réalisation d’un diagnostic énergétique de l’immeuble avec subvention de 70% du coût, subventions sous certaines conditions des travaux d’économies d’énergie via l’agence nationale de l’habitat, majorées de 20% supplémentaires par la Mairie.
Ces conseils et accompagnement ne sont pas proposés qu’aux Parisiens. Au niveau national, des organismes comme l’ADEME ou l’agence nationale de l’habitat conseillent et orientent tout un chacun. Le premier pas à faire est de s’adresser à sa mairie, puis à sa région afin de trouver la meilleure solution commune.
(photo CVA - pour les copropriétés aussi les solutions existent)
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 15:49
L’agenda 21 est un plan d’actions qu’une ville, une région, une entreprise, un établissement scolaire ou même des particuliers décident de mettre en œuvre pour sauvegarder l’environnement, protéger les personnes et les êtres vivants autour de soi mais aussi pour utiliser durablement les ressources disponibles et assurer un développement économique durable. L’idée d’agenda 21 a vu le jour en juin 1992 lors de la conférence de Rio de Janeiro où près de 180 pays se sont engagés à « parvenir à un développement durable et à une meilleure qualité de vie pour tous les peuples. » (Principe 8 de la Déclaration de Rio). L’agenda est donc un outil avec un constat de la situation de départ, la détermination d’objectifs à atteindre, une stratégie à mettre en place avec des actions concrètes et un calendrier à respecter. Pour les villes, les actions concrètes concernent par exemple la diminution des émissions de gaz à effet de serre et la mise en route de nouveaux transports en commun (tramway) afin de faire baisser le trafic automobile. Les états peuvent également décider d’actions concrètes. L’Espagne a décidé, il y a quelques années déjà, de doter obligatoirement les nouveaux immeubles d’habitat collectif d’énergies renouvelables (panneaux solaires essentiellement) pour la production d’eau chaude. En matière sociale, des actions solidaires peuvent être engagées à l’attention des personnes âgées, des jeunes, des personnes handicapées ou des personnes les plus vulnérables. Les idées ne manquent pas. Un agenda 21 efficace implique un maximum d’acteurs et doit bénéficier d’une bonne communication lors de son lancement.
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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 14:38
Tirer la chasse d’eau consomme en moyenne 12 litres d’eau. Pour économiser le précieux liquide, au moins une fois par jour, l’ONG brésilienne Mata Atlântica (crée en 1986 pour sauver la forêt) préconise de faire pipi sous la douche. Un spot humoristique a même été diffusé, intitulé « Xixi no banho » (visible sur la toile). L’association indique qu’une chasse d’eau en moins par jour économise 4380 litres d’eau par an. Toujours selon l’ONG, dans la seule ville de Sao Paulo, faire pipi sous la douche économiserait 1500 litres d’eau par seconde !
A ceux qui auraient des doutes sur l’aspect hygiénique du procédé, l’organisation explique que l’urine n’est pas sale, étant composée de 95% d’eau et de 5% d’urée et de sels.
Pour les plus…s(c)eptiques, d’autres moyens permettent de limiter la consommation des chasses d’eau : un système de vidange de la cuve à double débit. Il est également possible de placer un récipient dans le réservoir pour occuper de l’espace et remplir la cuve avec moins d’eau. Enfin, si l’installation le permet, le flotteur peut également être réglé pour arrêter le remplissage de la cuve à un niveau plus bas. Les solutions les plus écologiques fonctionnent à partir de la récupération d’eau de pluie ou même sans eau du tout, avec des toilettes sèches.

(photo CVA)

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 13:08
Dans les pays d’Amérique du sud, la déforestation entraîne parfois des coulées de boue lors de pluies très fortes, engloutissant des villages et faisant de nombreuses victimes. En dehors de ces catastrophes, la disparition des arbres assèche les régions et favorise l’érosion des sols (que les racines des arbres retenaient auparavant) qui deviennent alors incultivables. Pour éviter la déforestation et donner aux femmes la possibilité de continuer à cuire leurs aliments, des fours solaires ont été distribués dans différentes régions. Ces fours aux parois réfléchissantes atteignent des températures supérieures à 100°C, ne consomment aucune autre énergie que celle gratuite et naturelle du Soleil et ne polluent pas non plus. Pour s’assurer de l’aspect durable de cette initiative, les organisateurs apprennent aux habitants à fabriquer d’autres fours solaires pour remplacer les premiers lorsque ceux-ci seront trop usés. Parallèlement, des campagnes de reforestation sont menées, voyant le retour de sources d’eau et d’animaux liés à la forêt. En Europe aussi, dès les beaux jours, des fours solaires peuvent être installés dans un coin du jardin ou sur son balcon pour cuire les aliments sans bourse délier ni polluer. Des stages sont organisés pour apprendre à les fabriquer, mais on peut aussi les acheter. Dans le monde 3 milliards de personnes utilisent le bois pour cuire leurs aliments.
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 09:27
Bientôt les vacances et les voyages en voiture. Mais ces conseils valent aussi pour toute l'année.

Au Mondial de l'automobile 2008 à Paris,
un fabricant automobile français donnait les conseils suivants pour moins polluer :

passer ses vitesses avant 2000 tr/mn en diesel et 2400 en essence,
rétrograder à environ 1000 tr/mn,
à vitesse constante, utiliser le rapport le plus élevé (donc à 50 km/h passer la 4è et même la 5è),
utiliser le frein moteur au lieu de la pédale de frein en anticipant le trafic,
lever le pied 100 m avant un feu rouge au lieu de continuer d'accélerer et de freiner,
dans les montées, laisser la voiture ralentir (sans gêner),
dans les descentes, lever le pied au lieu de foncer,
couper le moteur pour un arrêt de plus d'1 minute,
en hiver, rouler sans préchauffer le moteur,
utiliser la climatisation seulement quand c'est nécessaire et seulement 5°C de moins que la température extérieure,
démonter les barres de toit,
vérifier la pression des pneus tous les mois,
pas de charge inutile dans le coffre.

Penser à vérifier ses réglages moteur, geste qui ne sera plus nécessaire quand nous aurons tous des voitures électriques.
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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 15:20
Au salon international des énergies renouvelables et de la maîtrise de l’énergie (le SIREME) de l’année dernière, le visiteur pouvait voir une nouvelle éolienne, une hydrolienne ou encore rencontrer de nombreux professionnels du solaire et de la formation aux nouveaux métiers de l’environnement.
Le salon était aussi une bonne occasion de répertorier tous les gestes utiles pour diminuer notre consommation d’énergie. Un geste présenté sur le stand d’un éditeur de BD, en partenariat avec l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), était particulièrement étonnant : il indiquait que nous pouvions nous passer de l’électricité produite par deux centrales nucléaires en un seul mouvement : il suffit simplement d’éteindre nos appareils en veille. En effet, selon l’ADEME, tous les appareils en veille en France (ordinateur, cafetière électrique, magnétoscope, téléviseur…) consomment l’équivalent de l’électricité produite par deux centrales nucléaires sans offrir de « service » à proprement parler puisque les appareils sont en veille. Le support indiquait également que le coût moyen par foyer des appareils laissés en veille se monte à 100 Euros par an.



l'hydrolienne visible sur le parvis en 2008 - (photo CVA)

Article paru le 24 novembre 2008 dans l'ancienne version de Bonnes Nouvelles Environnementales

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