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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 07:44

100_0173.JPGOn connaît la Suisse pour sa neutralité en temps de guerre. Ce refus des armes concerne aussi celles de chasse dans le canton de Genève. Depuis le 14 mai 1974, il y a tout juste 40 ans, les habitants ont voté à 72 % l'abolition de la chasse.

A l'époque, les questions se posaient sur une éventuelle multiplication ingérable des lapins, fouines, hermines, renards, écureuils... Mais la nature s'est auto-régulée et les seuls animaux posant parfois problème sont des sangliers allant faire une virée dans un champ. Ces animaux n'ont en effet aucun grand prédateur comme des lynx ou des loups pour les réguler. 

Le problème se règle donc par l'intervention ponctuelle de gardes professionnels, de nuit pour assurer la plus grande sécurité vis-à-vis des promeneurs, à proximité des animaux pour tuer sur le coup (maximum 2 cartouches*) certains d'entre eux choisis en fonction de leur âge et de leur sexe. Puis la forêt retrouve son calme et sa vie foisonnante pour le plus grand plaisir des promeneurs en famille, des sportifs ou des photographes animaliers.

 

voir l'article sur le site de l'Association pour la Protection des Animaux sauvages (ici).

 

* chiffre cité au Parlement de Genève (Grand Conseil) par un député

photo CVA : retourner à tout moment au coeur de la forêt et s'imprégner de la paix qui y règne

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 18:30

P1000192.JPGDepuis fin 2013, les habitants du 15è arrondissement de Paris peuvent emprunter un petit bus électrique, sillonnant les rues étroites du quartier le plus peuplé de la capitale. 100% électrique, ce bus est aussi très bas de plancher pour permettre à des personnes âgées avec un chariot à courses ou en fauteuil roulant d’y accéder facilement.

Totalement électrique, ce bus de traverse répond aux attentes des Parisiens car il ne pollue pas et parce qu’il est très silencieux. « Tous les bus devraient fonctionner à l’électricité dans Paris » indique Renée, une habitante du quartier, satisfaite de voir que « les choses bougent un peu plus avec cette pollution permanente ».

La traverse du 15è voit circuler 6 petits bus électriques d’une capacité de 22 places. Le prix d’un trajet est le même que pour un trajet dans les bus habituels traversant la ville et les correspondances sont possibles avec un même ticket t pendant une 1h1/2.

Le minibus électrique fonctionne sur le même principe que le minibus de traverse Batignolles-Bichat (entre les 17è et 18è arrondissements), lui aussi électrique. Il se recharge en moins de 7 heures. D’autres lignes de traverse existent depuis plus longtemps dans d’autres quartiers, mais les bus fonctionnent au diester, qui réduit la pollution de seulement 25%.

Financé par la Ville à hauteur de 89% et à 11% par le STIF (Syndicat des Transports d’Ile-de-France), le bus est produit et exploité par la société B.E. Green. L’ambition du nouveau maire de Paris, Anne Hidalgo, étant d’aller vers des motorisations plus propres pour les bus, il est probable que de nouveaux bus électriques se développeront dès que possible sur ces lignes de traverse, et espérons-le, sur les grandes lignes de la capitale également.

photo CVA

 

 

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 15:37

AC---cochenille--4-.jpgLe 7 juin 2013, trois jardins de la ville de Troyes, en Champagne, ont reçu le label national Ecojardin. Valable 3 ans, ce label décerné par l’association Plante et Cité reconnaît que les espaces verts récompensés sont entretenus dans une démarche globale raisonnée, avec un objectif supplémentaire de sensibilisation envers le public.

Le label reconnaît une large palette de critères, comme la structure des sites, le sol, la gestion de l’eau, de la faune et de la flore, les équipements et matériaux, les matériels, les formations du personnel ou encore l’accueil et la sensibilisation du public. Concernant la faune, la ville a créé dans les trois jardins labellisés des zones refuge pour la biodiversité (prairies naturelles). Le désherbage y est également fait de façon mécanique avec une restitution des matières organiques dans les sols. 100% des déchets verts sont recyclés, notamment pour en faire un paillis de bois broyé et de produit de tontes qui protège naturellement le sol des variations de température (nuit/jour), de la perte d’humidité en été ou de la pousse de plantes invasives. Enfin, le label reconnaît la volonté d’un engagement continu dans la gestion écologique des jardins. C’est effectivement l’objectif poursuivi par la ville, qui souhaite labelliser tous ses jardins.

Un engagement écologique de plus longue durée

Mais l’action environnementale de la ville de Troyes ne s’arrête pas à ses jardins. En effet, depuis 2009, la municipalité s’attache à gérer naturellement l’ensemble de ses 120 hectares d’espaces paysagers et a développé des alternatives qui lui ont permis d’atteindre l’objectif de « zéro phytosanitaire ». Pour y parvenir, le service des espaces paysagers lutte contre les insectes ravageurs par la protection biologique intégrée. Cette méthode consiste à éliminer les nuisibles (pucerons, thrips, cochenilles, aleurodes…) en réalisant des lâchers d’insectes auxiliaires qui agissent de deux façons : soit en mangeant les nuisibles (spécialité des entomophages comme les coccinelles, véritables « ogres » à pucerons. En effet, les coccinelles adultes consomment environ 100 cochenilles/jour), soit en les parasitant, comme le fait l’hyménoptère qui pond ses larves dans le corps des nuisibles où elles se développent. Troyes compte près de 13 000 arbres en zone urbaine qui bénéficient de ces traitements écologiques ou encore de l’utilisation d’autres méthodes naturelles comme le savon noir et la pyréthrine, insecticide végétal. A noter, toutefois, la pyréthrine pouvant être nocive pour les animaux à sang froid comme les poissons, elle n’est pas utilisée dans les espaces proches du canal de la Haute-Seine. Des pulvérisations d’eau à haute pression (réalisées entre 6h et 8h du matin pour ne pas gêner la circulation) sont parfois utilisées pour compléter l’action des insectes auxiliaires. Enfin, pour la mineuse du marronnier, une larve de papillon qui pose également problème, des pièges à phéromones donnent de bons résultats, même en comptant jusqu’à 800 mineuses par arbre ! La protection biologique intégrée a permis très rapidement de ne plus utiliser de pesticides chimiques à Troyes.

Un inventaire de la biodiversité révélateur

Autre preuve de son engagement en faveur de la biodiversité, la ville a réalisé un inventaire global de la faune et de la flore locales qui a permis de confirmer la présence de faucons en ville et de redécouvrir une orchidée sauvage dans un de ses parcs. Cette espèce est réapparue en raison de la gestion raisonnée et différenciée des espaces verts. Par ailleurs, en 2012, la ville a adhéré à la fredonca, organisme de veille sanitaire du végétal pour anticiper les attaques parasitaires mais aussi pour empêcher la propagation des plantes invasives grâce à des relevés réguliers sur l’ensemble du département.

Des espaces verts interconnectés

Troyes possède des jardins publics depuis le 10è siècle. Il est donc de tradition dans cette ville d’en faire profiter le public. Une trame verte de 800 mètres connectée à la vélo-voie des lacs permet de relier espace urbain et espace rural. Le projet d’aménagement des quais de Seine a également prévu de redonner sa place à l’eau en ville et d’y réintroduire le végétal. Plus de 30 charmes ont ainsi été installés en bordure des quais en utilisant un procédé innovant permettant l’enracinement des arbres dans des cellules tout en supportant la charge de la voirie et de son trafic. Ce système permet l’absorption et le drainage des eaux de pluie grâce au sol non compacté dans la cellule. Afin d’associer les 63 000 habitants à ses projets environnementaux, la ville organise des animations pédagogiques autour du développement durable dans les écoles. Les enfants y apprennent notamment que pour chaque arbre abattu, il faut en planter deux ou que le bois utilisé doit être certifié en provenance de forêts gérées durablement. Les thèmes des déchets mais aussi des incivilités ont leur place dans ces animations pédagogiques.

Petite cerise sur le gâteau, la ville s’est aussi déclarée amie des chiens, avec un guichet du « Toutourisme » à l’office de tourisme proposant conseils et actions pour cohabiter en bonne intelligence avec nos compagnons à quatre pattes et ce, dans le respect de l’environnement, puisque les sacs à déjection disponibles pour les maîtres sont biodégradables et compostables !

photo : pose de larves de coccinelles. Crédit: Adrien Clergeot/Ville de Troye


 

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 17:21

100_1081.jpgIl suffit parfois de peu de chose pour qu'une espèce en diminution voie ses effectifs augmenter. C'est ce qui s'est passé pour les chouettes chevêches de la réserve de biosphère transfrontalière des Vosges du Nord au début des années 2000. En réhabilitant des vergers abandonnés à l'ancienne, c'est-à-dire en laissant dépasser des branches à plus d'un mètre quatre-vingt, les chouettes chevêches de la région ont retrouvé leur habitat principal, modifié dans les vergers d'agriculture intensive.

 

(photoCVA)

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 07:14

2---FDLN-2013---Affiche.jpgAujourd'hui 22 mai, journée mondiale de la biodiversité, commence la fête de la nature. Cette année, la fête durera jusqu'au 26 mai et un millier de manifestations gratuites auront lieu dans toute la France, territoires d'Outre Mer y compris. Le thème choisi est celui des petites bêtes, présentes par millions, ou plutôt par milliards dans la terre (surtout lorsqu'elle est de bonne qualité), dans les mares, dans les airs et aussi dans les mers. 

Qui sont ces terriens minuscules ou à peine plus gros, sur lesquels on doit se pencher avec attention pour les remarquer ? Ce sont des araignées, des papillons, des vers de terre, des insectes, des escargots ou encore des coléoptères ou des libellules. Ils décomposent les végétaux morts pour enrichir la terre, l'aèrent, chassent les moustiques, mangent des larves et des pucerons, pollinisent les fruits et légumes. Ils sont également présents pour nous réjouir, nous faire rêver par leur beauté ou leur agilité. Saviez-vous*, par exemple, que les tétards se nourrissent de larves de moustiques qui attendent d'éclore dans les mares ? Les fourmis transportent des graines et participent à la dissémination des végétaux. Les bousiers sont des éboueurs très efficaces et les coléoptères, des minicharognards qui enterrent les petits animaux morts pour nourrir leurs larves. Sans eux, la vie sur Terre ne serait pas possible.

Pour les découvrir en famille, rendez-vous sur le site de la fête de la nature (ici) qui détaille le programme région par région. Relevez aussi le défi 2013 en aménageant un mini-coin nature sur votre balcon, dans votre jardin ou à l'école. Vous pouvez construire un hôtel à insectes si vous aimez les constructions ou simplement planter des fleurs dont se nourrissent les papillons. Pensez aussi, chaque année juste après l'hiver, à planter des fleurs précoces que les abeilles pourront butiner à leur réveil. Romarin, primevères, les variétés nourricières ou mellifères ne manquent pas. En 2012, le défi de la fête de la nature avait consisté à construire des nichoirs pour les oiseaux. 5000 ont été fabriqués ou posés dans toute la France. Combien de mini-coins nature seront créés cette année ?

La fête de la nature est aussi un bon moment pour découvrir les autres animaux, en ville comme à la campagne. Sortez !

 

* exemples tirés du Journal de la Fête de la Nature 2013

en photo : l'affiche de la fête de la nature 2013. Crédit FDLN 2013

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 16:21

P1000661.JPG«Sophie Primas, sénateur ump (photo CVA)

 Il y a urgence : on retrouve des pesticides dans les rivières, dans les nappes souterraines et dans notre nourriture ». C’est par ces mots que Denis Baupin, vice-président de l’Assemblée Nationale, a ouvert la conférence de presse organisée le 27 mars dernier pour présenter le comité des élus en faveur des alternatives aux pesticides. Leur objectif : faire voter des lois qui favorisent la santé humaine et la protection de l’environnement en diminuant l’usage des pesticides et en promouvant le rapport sénatorial « Pesticides, vers le risque zéro » (voir ici). En effet, comme l’a rappelé Sophie Primas, sénateur UMP, « les pesticides ne sont pas utilisés que par les agriculteurs. Des industriels, des entreprises comme la SNCF en utilisent aussi, ainsi que des particuliers dans leur jardin. Or les risques dus aux pesticides ont longtemps été sous-estimés. » Ces risques concernent différentes pathologies, allant de la baisse de la fertilité masculine(1), aux tumeurs cérébrales(2) en passant par des troubles du système endocrinien(1), régulateur de beaucoup de fonctions dans notre corps (3).

Pour permettre de réduire l’utilisation de ces produits, également appelés produits phytosanitaires ou phytopharmaceutiques, plusieurs pistes ont été évoquées par les élus :

Informer les consommateurs. Il existe déjà une prise de conscience au sein de la population, mais tous les députés et sénateurs présents étaient d’accord pour dire qu’il existe des alternatives aux pesticides – et c’est une bonne nouvelle - mais qu’elles sont moins connues. Les caisses de santé pourraient être partenaires, notamment, du relais de l’information aussi bien sur les risques que sur les alternatives et les bonnes pratiques, selon Brigitte Allain, députée Vert.

 Consommer plus de produits biologiques, français notamment. Chantal Jouanno, sénateur UDI, a rappelé que le prix des produits biologiques n’est pas forcément plus cher que celui des produits élaborés et qu’en achetant des aliments de base comme le pain, le lait ou des fruits et légumes, le consommateur y gagne le plus souvent plutôt qu’en achetant un plat préparé. Elle a également indiqué qu’en favorisant l’agriculture biologique et la diminution des pesticides par les autres utilisateurs, on traitait le problème en amont et non plus en bout de chaîne. L’idéal serait que la commission sanitaire du Sénat prenne en compte l’aspect préventif des perturbateurs endocriniens, sur lesquels elle travaille, et non plus seulement les problèmes une fois les maladies déclarées.

Protéger les zones de captage des eaux(4)de façon systématique. « On savait qu’on ne respecterait pas les normes européennes » a ajouté Chantal Jouanno.

Proposer l’interdiction de la vente au détail des produits phytosanitaires aux non-professionnels, c’est-à-dire les particuliers (Joël Labbé, sénateur écologiste).

Harmoniser la législation européenne sur les molécules chimiques autorisées par pays, (proposition de Joël Labbé) car une molécule interdite en France peut revenir sur le marché alimentaire de l’hexagone via les importations.

Mieux intégrer l’agroécologie et former les producteurs sur le terrain, développer les formations d’agriculture biologique (Brigitte Allain).

Copier l’initiative du Danemark qui taxe les produits phytosanitaires.

Demander l’obligation de la déclaration des adjuvants dans les préparations de pesticides (actuellement non cités dans la composition des produits), comme le benzène (retiré en agriculture depuis les années 70 mais présent ailleurs), produit dont les effets sont reconnus en maladie professionnelle aujourd’hui pour les agriculteurs.

Mieux faire connaître les « pnpp » (préparations naturelles peu préoccupantes).

Mieux mesurer l’effet « cocktail » c’est-à-dire l’absorption de petites doses de plusieurs pesticides et leur effet cumulé sur notre santé (Chantal Jouanno).

A très court terme, la loi d’avenir agricole qui sera débattue cette année traitera des pesticides et devrait proposer des actions concrètes pour en diminuer l’utilisation.

 

Après l’intervention des élus, ainsi que d’un médecin porte-parole d’un collectif de 120 médecins demandant la réduction de 50% des pesticides, un temps de questions-réponses a suivi et des idées supplémentaires ont été proposées comme la protection du fœtus, particulièrement vulnérable, et celle des enfants en priorité. Chantal Jouanno a proposé de servir du pain biologique dans les cantines scolaires, ce qui est facile à faire et sans surcoût selon elle, et déjà testé dans certaines villes. Un autre élu a souhaité l’utilisation généralisée de silos à grain réfrigérés pour éviter l’aspersion de pesticide sur les grains stockés avant d’être moulus afin d’éviter le développement d’insectes. Une question a été posée pour savoir s’il serait possible de ne produire que du lait biologique en France à terme, étant surtout consommé par les enfants, comme on l’a fait pour l’interdiction du bisphénol A dans les biberons en plastique. Enfin, un des élus a indiqué que de plus en plus de villes et communes passent au zéro phyto « afin de ne pas prendre le risque d’être poursuivies en justice plus tard ». L’heure et demie n’a pas suffit pour faire le tour de la question et avant de partir, les élus ont signé la charte pour les alternatives aux pesticides, imprimée en grand format. Ils sont déjà une centaine à avoir signé. Il est possible pour les autres élus, députés, sénateurs ou maires de les rejoindre en signant la charte par internet (ici).


(1) Enquête EXPPERT 1 Exposition aux Pesticides Perturbateurs Endocriniens. Génération Future, 19 mars 2013

(2) Brain tumours and exposure to pesticides: a case–control study in southwestern France ‘Dorothee Provost, Anne Cantagrel, Pierre Lebailly, Anne Jaffre, Veronique Loyant, Hugues Loiseau,Anne Vital, Patrick Brochard, Isabelle Baldi. Occup Environ Med 2007;64:509–514

(3)http://www.20minutes.fr/planete/1119025-20130315-medecins-limousin-alertent-dangers-pesticides

(4) http://www.france-libertes.org/IMG/pdf/carte_des_derogations_en_france.pdf

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 10:53

100_3557.JPG(photo CVA)

Du 2au 30 mars, période où l’épandage de produits phytosanitaires reprend dans les champs, on célèbre la semaine aux alternatives aux pesticides. Produits issus des armes chimiques de la première et surtout de la seconde guerre mondiale, les pesticides peuvent engendrer des maladies graves, comme les tumeurs au cerveau(1) notamment chez les agriculteurs, mais pas seulement. En effet, on retrouve des pesticides dans l’air(2) jusque dans les villes aujourd’hui. Il y en a également dans l’eau : l’Institut français de l’environnement (IFEN) a trouvé des résidus de pesticides dans 91% des eaux superficielles (rivières), d’où l’on tire l’eau du robinet ou qui servent à irriguer les champs. La France est le troisième pays du monde plus grand utilisateur de pesticides et le premier en Europe. Où est la bonne nouvelle dans toutes ces informations désolantes ? En réalité, il y en a plusieurs :

Si la France est l’un des plus gros consommateurs de pesticides, cela veut dire que la marge de réduction de leur utilisation est donc très importante puisque les autres pays européens cultivent aussi et nourrissent leur population en ayant moins recours à ces produits chimiques. 

Selon l’agence BIO, 64% des Français ont consommé des produits biologiques en 2012 et ceux qui en consomment régulièrement (au moins une fois par mois) sont 43% (contre 40% en 2011). 8% des Français en consomment tous les jours et 15% toutes les semaines. Certaines grandes surfaces font du bio à moins de 1 €, le bio n'est donc pas toujours plus cher. Il faut chercher et comparer les prix.

Toujours selon l'Agence BIO, la production de produits biologiques a également bien augmenté en France en 2012, ce qui permet enfin de faire baisser la part des produits biologiques importés en dessous des 30% (autre bonne nouvelle pour la balance commerciale française qui en a besoin). 

 

Mais ce n’est pas tout. Il est possible d’accentuer la tendance vers moins de pesticides si l’on encourage les autres utilisateurs de pesticides que les agriculteurs à ne plus en utiliser : particuliers dans leur jardin, leur appartement ou pour leurs animaux domestiques, villes dans les jardins et cimetières, certaines entreprises ayant un domaine où les herbes poussent (comme les rails de la SNCF)… Le ministère de l'écologie fait une campagne de communication pour allerter sur les dangers des produits chimiques dans son jardin sur laquelle on voit un bébé déguisé en abeille assis dans l'herbe (voir ici).

 

Des villes se sont déjà débarrassées des pesticides dans leurs jardins publics en les remplaçant par la lutte biologique. Celle-ci consiste à utiliser des prédateurs naturels contre les pucerons ou champignons pouvant attaquer les plantes ou les arbres des jardins. La lutte biologique est très efficace, elle donne une nouvelle vision de leur travail aux jardiniers et l’ensemble de la population en tire bénéfice. Voir ici pour un exemple de ville.

Des entreprises d’eau minérale, notamment, ont entrepris des actions très importantes pour que leur ressource en eau ne soit plus contaminée par les pesticides des champs voisins.

Des parents et des communes ont changé les repas des cantines scolaires et municipales pour des repas biologiques (voir ici) et ont développé toute une économie locale avec des emplois créés.

 

La semaine pour les alternatives aux pesticides motive de plus en plus de participants, élus, particuliers, médecins, associations, agriculteurs, écoles… et même de pays. Ils étaient 21 pays d'Europe ou d'Afrique à participer l'année dernière. Rejoignons-les en inscrivant sur une carte notre maison, jardin, école, entreprise sans pesticide sur le site http://www.zones-sans-pesticides.org/

 

(1) Brain tumours and exposure to pesticides: a case–control study in southwestern France ‘Dorothee Provost, Anne Cantagrel, Pierre Lebailly, Anne Jaffre, Veronique Loyant, Hugues Loiseau,Anne Vital, Patrick Brochard, Isabelle Baldi. Occup Environ Med 2007;64:509–514

(2) Etude Airparif, 2007

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 19:50

ndc_2013_a5.jpgDepuis 10 ans, tous les deux ans, la LPO et la Fédération des Parcs Naturels Régionaux de France organisent des sorties tout public pour découvrir chouettes et hiboux de nos régions. Les sorties sont aussi l’occasion de découvrir d’autres espèces comme des amphibiens ou des hérissons. En un mot, c’est la nuit où même les petits ne sont pas obligés d’aller se coucher !

Pour découvrir les sorties près de chez vous, rendez-vous sur le site de la nuit de la chouette : http://nuitdelachouette.lpo.fr/

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 16:10

Disparue de l’île de la Réunion, mais comptant encore plusieurs milliers d’individus avant la déforestation de l’île Maurice au début du XXè siècle, la population de perruches decette île était tombée à 10 individus connus entre 1970 et 1985. L’extinction était proche. Grâce à des mesures de protection mises en place à partir des années soixante-dix, l’espèce est sauvée aujourd’hui.

Les premières actions ont consisté à augmenter l’apport en nourriture des perruches pour compenser les pertes alimentaires dues à la monoculture de canne à sucre, en lieu et place des anciennes forêts où les oiseaux trouvaient de nombreuses sources alimentaires. Les naissances ont donc augmenté doucement, faisant passer la population à une vingtaine d’oiseaux en 1994.

Les interventions ont ensuite porté sur la lutte contre différents prédateurs, dont les rats, importés dans l’île dès le XVIè siècle et ayant participé à la disparition du fameux Dodo, gros oiseau ne sachant pas voler et que les colons ont également chassé à outrance. Les rats, mais aussi les macaques crabiers, dévastent les nids des perruches. Il était donc important de poser des barrières ou des filets afin de les empêcher d’accéder aux nids.

La pose de nids artificiels a également aidé les perruches à trouver plus facilement des lieux de reproduction dans un paysage déboisé où la compétition fait rage entre les différentes espèces d’oiseaux, les perruches à collier et les mainates étant les principaux concurrents de la perruche Maurice. La population est alors passée à 50 ou 60 individus en 1997.

Parallèlement, des naissances en captivités à partir de 1993 ont permis de relâcher des oiseaux dans leur milieu naturel. Une nouvelle population sauvage a ensuite été découverte, faisant grimper le nombre d’oiseaux à 300 individus.

Depuis plusieurs années, le gouvernement de l’île a par ailleurs décidé de limiter la monoculture de canne à sucre afin de développer des cultures vivrières de fruits et de légumes autochtones. Celles-ci ont rapidement bénéficié aux habitants ainsi qu’aux perruches. 500 oiseaux étaient ainsi dénombrés en 2006 et 580 en 2010.

Grâce à toutes ces actions, l’UICN a pu changer la perruche Maurice de catégorie dans sa liste rouge des espèces menacées, la passant de « en danger critique d’extinction » à « en danger ».

Pourquoi toujours « en danger » ?

 

Car il reste encore beaucoup à faire. En effet, le territoire où vivent les perruches est très limité (une quarantaine de km2 au sud-ouest de l’île). Même si le gouvernement a décidé de créer un parc national dans les années 90, le Parc National Black River Georges, en replantant de la forêt native, les prédateurs de la perruche Maurice sont toujours présents. Par ailleurs, de nouvelles causes de mortalité touchent les oiseaux : des larves infestent les nids et une maladie les touche ces dernières années, la psittacose aviaire. Un programme de recherche génétique a été lancé pour apporter un maximum de diversité à l’espèce afin de lui permettre de mieux résister aux maladies. Des opérations de désinfection des nids sont également réalisées. L’espèce est donc sauvée actuellement, mais il faut redoubler d’efforts pour permettre à la perruche Maurice d’atteindre un nombre suffisant d’individus dont la reproduction compensera les pertes naturelles.

Le sauvetage de la perruche Maurice est heureux à plusieurs titres : les efforts continus et complémentaires ont porté leurs fruits, même avec un nombre très réduit d’individus. Ce n’est pas toujours le cas. Bien souvent, lorsqu’une espèce atteint un seuil critique, elle est remplacée par une autre espèce qui « prend la place » et il n’est pas toujours possible à l’espèce initiale de recoloniser les lieux. C’est le cas pour la morue du Canada, notamment, qui n’a pas réussi à se rétablir sur les côtes malgré l’arrêt de la pêche. Ce sauvetage montre aussi qu’il est important de retrouver une bonne diversité génétique au sein d’une même espèce afin d’éviter un affaiblissement des individus. Avec moins de consanguinité, ils ont plus de chance de résister aux maladies. Enfin, un nombre d’individus assez élevé permet d’engendrer mathématiquement plus de naissances que de disparitions d’oiseaux, toutes causes confondues.

100 3002la forêt autochtone, meilleure source alimentaire (photo CVA)

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 11:31

Dans le cadre de la diminution de ses émissions de gaz à effet de serre, l’enseigne Carrefour expérimente depuis le 13 octobre 2011 et pour un an, un camion de livraison des produits frais 100% électrique pour livrer huit magasins de la région lyonnaise. Le camion de 16 tonnes construit par Renault est le plus gros camion électrique construit par la firme au losange. Il permettra des livraisons non polluantes et non bruyantes. Pour des livraisons plus lointaines, le fabricant de poids lourds propose aussi des camions hybrides.

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