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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 08:47
100_2057.JPGSelon l'organisme public ONF, l'Office National des Forêts, la construction d'une maison en bois permet de stocker 12 à 30 tonnes de carbone pendant toute la durée de vie de la maison. En effet, le bois absorbe le carbone lors de sa croissance et le conserve tant qu'il n'est pas brûlé. En utilisant le bois comme matériau de construction, pour ses meubles ou comme couverts à salade, saladiers et autres menus objets, chacun contribue à la captation de CO2. Le rapport est simple à retenir : 1 m2 de bois absorbe 1 tonne de CO2. Le CO2 stocké dans le bois d'un seul logement neutralise les émissions d'une voiture pendant plusieurs années.
Mais attention, le bois doit provenir de forêts gérées durablement (on coupe mais on replante aussi) situées le plus proche possible pour éviter le transport et les émissions de CO2 associées. L'ONF met en vente près de 40% des bois mis sur le marché en France et s'organise pour développer le secteur de la scierie, de la construction et de la production d'énergie, avec de nouveaux emplois à la clef.
(photo CVA)
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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 09:36
100_1286.JPGEn Espagne, certaines zones humides ont été créées à la suite de fuites provenant de canaux comme le canal de Castille, dans la province de Castille et Leon. Ces zones humides sont devenues un véritable réservoir de biodiversité, ornithologique notamment. Selon l’association SEO/Birdlife de Valladolid, on trouve jusqu’à 95% des oiseaux recensés dans la province dans les « humedales » qui sont aussi un point de passage de nombreux oiseaux migrateurs.

(photo CVA)
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 16:26
L’Agence Bio, organisme chargé d’accompagner le développement du bio en France, vient de présenter les résultats du bio en 2009. Ce ne sont que des bonnes nouvelles. En effet, dans un contexte agricole plutôt morose, le bio représente le secteur agricole au plus fort développement avec une croissance à deux chiffres et des conversions qui se comptent par milliers (+ 3100 conversions en 2009 par rapport à 2008). Le bio représente maintenant 3,2% des exploitations en France (contre 2,6% en 2008), ce qui semble encore peu, mais d’autres conversions sont déjà en cours. Pour l’Agence, les engagements du Grenelle de l’Environnement seront tenus : 6% de l’agriculture bio en 2012 et 20% (voire, plus !) en 2020.

Une conversion nécessite trois ans de production sans utilisation de produits de synthèse (ni en engrais ni en traitement) avant de pouvoir être déclarée bio. Pour être bio, l’agriculture doit respecter le rythme des saisons et le cycle de vie des plantes, sélectionner des variétés adaptées à la région, désherber manuellement, mécaniquement ou thermiquement et protéger les cultures en introduisant des prédateurs naturels. En élevage, les éleveurs bio nourrissent leurs animaux dans des pâturages ou avec des fourrages et des aliments bio, le nombre d’animal par m2 est limité pour éviter la pollution des sols ou des nappes et pour le bien-être animal aussi.

Si ces résultats sont positifs, c’est aussi grâce à nous, consommateurs ! 46% des Français consomment du bio au moins une fois par mois (contre 37% en 2005). Les plus gourmands de bio sont les retraités (27%). A noter, les ouvriers qui représentaient 5% des consommateurs de bio en 2005 sont aujourd’hui 16%. Enfin, acheteurs bio ou pas, 58% des Français comparent les prix du bio. Il existe donc un potentiel de nouveaux acheteurs de bio n’ayant pas encore franchi le pas, mais qui sont en veille actuellement. Ceci devrait donc contribuer à une modération des prix.

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 14:51
logoNatureparifbioLe 20 janvier dernier, Natureparif a officiellement lancé par la voix de son président, Jean-Vincent PLACÉ, un concours national visant à choisir la «Capitale française de la biodiversité ». Ce concours, placé sous le haut patronage du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer et de l’Association des Maires de France (AMF), s’adresse aux villes et aux communes ayant mis en place une politique de protection de la biodiversité. Les villes candidates devront répondre à un questionnaire établi par l’UICN (l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature).

Le concours a pour objectif de mobiliser les villes et leurs habitants pour la préservation des espèces vivantes de notre pays mais aussi de servir d’exemple à ceux qui cherchent des solutions pour protéger la nature dans leur ville. Dans son discours, le président de Natureparif a d’ailleurs indiqué que « les bonnes idées doivent être contagieuses ! ». En effet, la biodiversité – y compris les espèces communes – participe à l’équilibre écologique, économique et social du pays, même si son rôle n’est pas toujours bien connu. En ville, la nature offre détente, bien-être et santé pour les citadins et des rencontres insolites pour qui sait l’observer.

Toutes les communes sont invitées à participer au concours avant le 31 mai 2010 (adresse : concours2010@natureparif.fr). La remise des prix aura lieu fin 2010. Les petites communes n’ont pas à avoir peur des grandes. En effet, 4 catégories de villes ont été déterminées (de la catégorie 1 comptant 2000 à 10 000 habitants  à la catégorie 4 comptant plus de 100 000 habitants). Un logo et une initiative à suivre...


(logo Natureparif)

 

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 14:59
En décembre dernier, le conseil des Ministres de la pêche des pays de l’Union Européenne a mis fin à la pêche au requin taupe et a réduit le quota de pêche de l’aiguillat de 90%. « Cette décision est en phase avec les recommandations scientifiques et les propositions de la Commission européenne » indique l’association Shark Alliance qui applaudit la décision. Grâce à ces mesures, les populations européennes des deux espèces devraient se reconstituer. En effet, le requin taupe et l’aiguillat figurent sur la liste rouge des espèces en danger critique d’extinction de l’Union Mondiale pour la Nature (UICN). Comme les raies, les requins ont une croissance lente, une maturation sexuelle tardive et font peu de petits. Ils sont donc très vulnérables à la surpêche. En mettant fin à la pêche de requins en danger, c’est tout un écosystème lié à ces animaux qui devrait en bénéficier.

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 16:48
100_0087.JPGFatigué des abus de construction et soucieux de rénover son image de bétonneur des bords de mer, le ministère de l’environnement espagnol a entrepris depuis quelques années des actions de récupération de son littoral. En décembre dernier, le ministère a notamment investi plus d’un million d’Euros pour rénover deux kilomètres de dunes au niveau de l’embouchure du Segura, dans le sud du pays. Le projet prévoit l’élimination d’un parking, l’aménagement d’un chemin de promenade et la construction de passerelles en bois pour accéder à la plage sans passer par les dunes. Il permettra également d’éliminer des espèces végétales envahissantes et de replanter des plantes propres aux dunes mobiles ou semi-fixes. La semaine dernière, une déléguée du ministère a visité les travaux de démolition d’un immeuble d’appartements empiétant sur une plage dans la province d’Alicante, au sud Est du pays.

L’Espagne se donne ainsi la possibilité de retrouver petit à petit un littoral plus naturel, avec des espèces autochtones représentatives des régions de Méditerranée, tout en améliorant son image auprès d’un tourisme qui sera peut-être moins massif dans les zones récupérées, mais sans doute aussi plus lucratif.

 

littoral du Nord de l'Espagne, encore épargné (photo CVA)

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 18:31
PICT00222010 a été déclarée Année Internationale de la Biodiversité par l’Organisation des Nations Unies. Bonnes Nouvelles Environnementales fait le point sur ce thème :

Qu’est-ce que la biodiversité ?

C’est la diversité biologique qui nous entoure. Ce sont les plantes et les animaux de notre entourage, en ville comme dans les forêts ou à la campagne. On peut la définir encore comme l’ensemble des formes de vie sur la Terre.

 

Pourquoi faut-il la protéger ?

Parce que la biodiversité nous fait vivre. Elle nous nourrit, elle crée les conditions de notre existence sur Terre en produisant de l’oxygène ou en purifiant l’eau, en étant donc indispensable à la vie. La biodiversité nous rend des services gratuits indispensables (les insectes fécondent les arbres fruitiers. Sans insecte pollinisateur, pas de fruits).

 

 

La biodiversité fonctionne en chaîne alimentaire. Si l’on retire un élément de la chaîne, toute la chaîne de vie est affectée. C’est pourquoi il est important de remettre en cause l’idée d’animal « nuisible » ou de « mauvaise » herbe, car ils font partie de chaînes de vie également et réfléchir à une façon de les contrôler si le besoin s’en ressent de façon naturelle pour ne pas contaminer la chaîne alimentaire dans son ensemble.

 

 La variété des formes de vie sur Terre est donc un élément fondamental pour notre survie, pour nos activités agricoles, pour fabriquer de l’énergie durable et propre qui ne nous pollue pas (énergie hydraulique, énergie éolienne ou solaire, biomasse), pour nous soigner (plantes médicinales ou médicaments fabriqués à partir de substances végétales et animales). Elle est également importante pour notre bien-être mental, lorsque nous apercevons des animaux sauvages, lorsque nous écoutons les oiseaux ou les cigales chanter et lorsque nous nous ressourçons en forêt, à la montagne, à la mer ou sur le bord de la rivière.

 

Enfin, il faut retenir que la biodiversité concerne les espèces communes aussi et celles proches de nous, même en milieu urbain, car elles font entièrement partie de la chaîne de la vie où elles se trouvent, au même titre que les espèces sauvages situées en dehors des villes.

 

voir aussi l'article sur la nature en Ile-de-France dans le dossier sur la biodiversité

(photo CVA)

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 12:05
Les Relais & Châteaux le disent : Selon des experts scientifiques internationaux, les poissons auront disparu des océans entre 2040 et 2050. En Europe, la moitié des produits de la mer sont consommés dans les restaurants.

Olivier Roellinger, nouveau Vice Président des Relais & Châteaux, a donc pris comme première action à son nouveau poste une décision écologique qui est assurément une bonne nouvelle : Depuis le 1er janvier, les 450 membres Relais & Châteaux ne servent plus de thon rouge (Atlantique et  Méditerranée) dans leurs restaurants. Les autres espèces menacées seront retirées de leur carte progressivement au cours de l’année qui vient. Les Relais & Châteaux reconnaissent ainsi le rôle majeur qu’ils peuvent jouer pour la préservation des ressources halieutiques en tant que prescripteurs clé dans le choix des espèces qu’ils achètent. Ils travailleront dorénavant avec l’Alliance Produits de la mer (Seafood Choices Alliance), ONG internationale de référence dans le domaine, oeuvrant pour un approvisionnement durable en produits de la mer.

O. Roellinger R&C
Olivier Roellinger (photo des R&C)
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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 18:44
PICT0032.JPG12 maigres paragraphes réunis en un texte final qui n’oblige aucun Etat. Voilà le résultat de la conférence de Copenhague. Comme l’avait pressenti Bonnes Nouvelles Environnementales avant la Conférence, un effort a toutefois porté sur la protection des forêts tropicales et primaires, pièges à CO2, avec l’apport immédiat de 30 milliards de $  de la part des pays développés pour la période 2010-2012. Cette somme, destinée à mettre en place des actions d’adaptation au changement climatique et à limiter les émissions de Gaz à effet de serre (GES), inclut la lutte contre la déforestation. Concrètement, l’aide sera attribuée en priorité aux pays les plus vulnérables, les moins développés, les Etats insulaires en développement et les pays africains affectés par la sécheresse, la désertification et les inondations. L’effort financier comprend également du transfert de technologie pour que ces pays se développent de façon durable tout en maintenant un faible niveau d’émission de GES.

Côté émissions de CO2, l’accord reconnaît que le changement climatique est « l’un des plus grands défis de notre époque ». Mais le chiffre indiqué (-50% de CO2 par rapport à 1990) renvoie à 2050 - autant dire à la charge de la génération des 10-15 ans aujourd’hui. Si les émissions de CO2 baissent effectivement de 50%, la hausse globale des températures devrait se limiter à 2°C. La possibilité est toutefois donnée de revoir l’accord de Copenhague en 2016 pour limiter le réchauffement à 1,5°C comme demandé par les Etats insulaires, car ces 2°C en plus signifient tout de même la disparition pure et simple de leur territoire sous les eaux. Mais dans l’accord, pas d’obligation : les actions de baisse des émissions devront simplement être déclarée tous les 2 ans à l’ONU sur la base du volontariat et calculées d’après le système national de mesure des émissions du pays en question.

Enfin, un objectif de mobilisation de 100 milliards de $ par an jusqu’à 2020 provenant de sources publiques comme privées est souhaité pour aider les pays en voie de développement à entreprendre des actions de réduction des émissions de GES concrètes et en toute transparence.

En dehors de ces trois points, le plus significatif de la Conférence de Copenhague est sans doute la révélation des influences des différents pays. Deux grandes puissances (Les Etats-Unis et la Chine) ont imposé leurs vues (pas d’obligation de résultat pour éviter les ingérences dans les politiques nationales). Mais les pays en voie de développement ont également fait entendre leur voix et n’ont pas cédé. Entre les deux, l’Europe, qui voulait un engagement fort, a dû s’accommoder du résultat que l’on connaît.

Autre révélation lors de cette conférence : la mobilisation des personnes et des groupes ne représentant pas de façon officielle les pays présents. Ces citoyens, associations, syndicats professionnels sont venus proposer de vraies idées. Les syndicats professionnels du solaire ou de l’éolien, par exemple, ont cité les possibilités de développement économique durable dans des pays concrets (ceux de la ceinture solaire pour l’un ou dans les pays balayés par les vents comme l’Ethiopie, pour l’autre). Dans une autre mesure, les Maires, qui avaient tenu leur réunion internationale à Copenhague en juin dernier, mettent en place des mesures et des actions novatrices efficaces et opérationnelles et transmettent leur expérience à d’autres villes dans le cadre des jumelages ou d’échanges sur l’environnement, les transports propres ou la lutte biologique dans les jardins. Ils étaient nombreux à Copenhague en décembre aussi. Enfin les citoyens, en signant la pétition sur Internet contre le changement climatique ou en manifestant sur place, ont informé clairement aux dirigeants leurs souhaits de vie.

Pour cette mobilisation associative et citoyenne, la conférence à demi ratée de Copenhague sera peut-être une date à retenir.

(photo CVA)
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 14:20

PICT0015.JPG Copenhague touche à sa fin. Des solutions s’esquissent mais c’est plutôt vers un mixte de solutions qu’il faut tendre, chaque pays n’ayant pas les mêmes besoins ni les mêmes ressources. L’Association Européenne de l’Industrie Photovoltaïque (EPIA), qui regroupe plus de 200 membres de la branche du photovoltaïque et du thermique solaire, pointe le cas des pays de la « ceinture solaire » (régions où l’insolation est intense) dans lesquels le solaire permettrait de fournir de l’électricité à grande échelle, de façon propre, rentable et renouvelable. Ces pays, parmi lesquels le Brésil, le Pakistan, l’Indonésie, l’Afrique du Sud, l’Inde et d’autres encore sont en plein développement économique et leur demande en électricité augmente rapidement. Mais en dehors de la ceinture solaire, des pays comme l’Allemagne ont déjà misé sur le solaire pour la production d’eau chaude et de chauffage. Selon le Bundesverband Solarwirtschaft, l'association professionnelle du solaire dans ce pays, le nombre d’installations solaires pour le chauffage et la production d’eau chaude en Allemagne a plus que doublé en 2008 par rapport à l’année précédente. Pour 2010, le secteur prévoit une forte croissance du solaire au plan national comme à l’international et voit se profiler des contrats avec l’Italie et la Chine où la demande solaire a fortement augmenté ces dernières années. Selon ENERPLAN, l’association française de l’industrie solaire en 2008, le marché du solaire thermique français a lui aussi connu une croissance importante : +20 % par rapport à 2007.  42 000 CESI - Chauffe-Eau Solaire Individuel (contre 39 000 en 2007) et 5 800 SSC – Systèmes Solaires Combinés (contre 5 000 en 2007) ont été installés. En 2008, ce sont 57 000 m2 d’installations d’eau chaude solaire collective qui ont été installés (contre 40 000 m2 en 2007). Ainsi, le marché solaire thermique 2008 de France métropolitaine s’élève à 313 000 m2 (260 000 m2 en 2007), soit 219,1 MWth installés.
Selon l'EPIA, la part du solaire en Europe  (1% aujourd'hui) pourrait atteindre 12% du total des énergies en 2020 "si des conditions plus favorables étaient établies par les décideurs européens". Demain, jour de clôture de la Conférence de Copenhague, nous dira si les professionnels du solaire ont été entendus.
(photo CVA)
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