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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 17:24
Toujours plus chaudes, toujours plus chaudes, les températures montent… En cause, les émissions de CO2 provenant des activités industrielles, des déplacements motorisés des personnes ou du transport des marchandises, du chauffage de nos habitations ou des bureaux qui favoriseraient le réchauffement.
Pour s’accorder sur une baisse généralisée des émissions de ce gaz à effet de serre, les responsables de près de 200 pays vont se réunir du 7 au 18 décembre dans la capitale danoise. Ce n’est pas la première fois que des pays se rencontrent. En 1997, à Kyoto (Japon), les pays présents et signataires du protocole éponyme avaient réussi à se mettre d’accord sur une première réduction de leurs émissions de CO2 par rapport à celles de 1990. Certains pays ont parfaitement respecté leur engagement et même fait mieux (en connaissant, par ailleurs, une croissance économique), d’autres ont en revanche totalement dérapé et doublé leurs émissions de CO2 en quelques années seulement.
La prochaine conférence de Copenhague doit déterminer de nouvelles baisses car depuis 1997, la situation a empiré avec une fonte de la banquise et des glaciers plus rapide que prévue, de terribles sécheresses ou de fortes inondations sur à peu près tous les continents. Certains disent donc que la conférence de Copenhague est le rendez-vous « de la dernière chance » avant d’en arriver à des conditions climatiques insupportables pour les humains.
Dans le même temps, nombreux sont ceux qui prévoient un échec des négociations, arguant que les pourcentages de réduction seront trop bas et que certains pays ne voudront pas signer pour ne pas s’engager.
Un accord est-il donc si important à Copenhague ?
Oui, dans la mesure où il montrerait une nouvelle voie à suivre, que l’on espère plus respectueuse des hommes et de leur environnement.
Non, dans la mesure où certains pays ayant signé le protocole de Kyoto n’ont pas respecté leur engagement alors que d’autres, ne l’ayant pas signé, ont tout de même baissé leurs émissions.
Bonnes Nouvelles Environnementales préfère voir les signes encourageants qui sont déjà apparus avant le début de la conférence :
- le Brésil, qui a souffert d’une sécheresse extrême au Sud du pays et d’inondations dévastatrices au Nord cette année, a compris qu’il fallait agir et a commencé à prendre des mesures pour freiner la disparition de la forêt amazonienne, véritable piège à CO2 en raison de la croissance permanente des végétaux. Conserver la forêt, c’est conserver aussi l’habitat des Indiens, préserver la faune et la flore, découvrir de nouvelles substances pour faire de nouveaux médicaments. Ce pays jouera sans doute un rôle moteur lors de la conférence.
- La semaine dernière, les Etats-Unis (1er producteur de CO2 par personne au monde) ont décidé de s’engager à baisser leurs émissions par rapport à l’année 2005. Le pourcentage indiqué est en réalité assez réduit lorsqu’on le recalcule par rapport à 1990, mais sous le mandat de l’ancien président, aucun engagement n’avait été annoncé.
- La Chine, autre grand émetteur de CO2, n’attendait que l’engagement des Etats-Unis pour s’engager aussi – en indiquant une baisse supérieure à celle des Etats-Unis. Depuis plusieurs années déjà, la Chine investit dans les énergies renouvelables, tout en inaugurant une centrale électrique à charbon chaque semaine (son besoin énergétique est si grand qu’elle fait feu de tout bois.) Elle souffre pourtant des effets de la montée des températures dans différentes régions de son immense territoire. Son engagement chiffré est un signe positif ou du moins le signe d’une prise de conscience.

Autre « gros morceau » de la conférence : aider les pays en développement à croître en limitant leurs émissions (alors que notre croissance s’est justement faite de cette façon depuis 150 ans). Pour les aider, il faudrait transférer les technologies propres à ces pays, s’ils ne les ont pas, ou bien leur allouer des fonds pour les aider à les installer. Eux comme nous avons à y gagner en termes climatiques, mais comment demander de se développer de façon propre pour un bénéfice à moyen terme alors que dans certains de ces pays, des personnes meurent prématurément chaque jour ? En protégeant les ressources d’une région, on respecte le plus souvent aussi les conditions qui font vivre les populations sur place. Il faut trouver des solutions pour améliorer leur quotidien de façon réelle mais durable.

En résumé, on peut dire que si la conférence de Copenhague est une réussite, elle sera l’un des symboles d’un changement d’époque, d’une nouvelle ère, que l’on espère plus écologique et sociale. Si c’est un échec, cela ne veut pas dire pour autant que tout soit perdu. Mais quel que soit le résultat de la conférence, au quotidien - et c’est sans doute plus important - nous pouvons agir individuellement pour conserver un environnement plus sain, plus diversifié, plus juste. Nos actes, multipliés par 62 millions de personnes en France, ont un véritable effet. A chacun ses gestes en fonction de sa situation, de son lieu de vie, de son budget. Beaucoup de gestes sont gratuits (éteindre les appareils en veille ou fermer l’eau du robinet quand on se lave les dents, par exemple) et ont pour effet immédiat de diminuer nos factures. Déjà un signe positif ! D’autres témoignent de notre engagement, comme le commerce équitable. Acheter des produits bio (et locaux si possible) encourage ce type de production au quotidien et protège notre environnement immédiat.
Le climat, qui ne connaît pas de frontières, nous concerne tous. La conférence de Copenhague est au moins un événement qui nous permet de réfléchir aux valeurs fondamentales de la vie, au principal et à l’accessoire, et puisque le hasard nous a fait naître à cette époque, de participer au façonnage d’une nouvelle façon de vivre, en protégeant notre environnement, ce qui revient à dire, en nous protégeant.
(photo CVA)
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 11:20

Sylvie Le Bot, allias Siratus, plongeuse-photographe sous-marine et auteur du blog siratus-alabasterlink vit entre la Bretagne et les Philippines. Engagée dans deux associations de sauvegarde de l’environnement, elle nous explique comment un brevet de plongée « découverte » avec tuba à l’âge de 9 ans débouche aujourd’hui sur une participation au sauvetage de tortues vertes de mer à l’autre bout du monde.

(photo Siratus)

Sylvie, on te connaît à travers ton blog qui nous présente des merveilles du fond des mers. La plongée est-elle ton métier ?
La plongée n'est pas mon métier mais une rencontre qui a très bien tourné ! J'ai eu la chance de vivre 5 ans aux Philippines (archipel de 7000 îles !); ce fut l'opportunité d'apprendre à plonger avec une bouteille d'air comprimé sur le dos. La plongée est alors devenue une passion, récemment démultipliée grâce au blog et à la photo numérique. Naturaliste-photographe autodidacte, je suis heureuse d'apprendre et de raconter la faune et la flore que je découvre dans seulement  25m d'océan. Grand-Maman bretonne, j'espère plonger encore longtemps et pouvoir montrer à mes petits-enfants cette riche biodiversité !

Comment cette rencontre a t-elle débuté ?
Après avoir  vu le film "le monde du silence" de Cousteau, à 9 ans, j’ai passé un brevet découverte avec masque, palmes et tuba à Toulon. Mais j’ai dû attendre d’avoir 46 ans pour passer mon premier brevet de plongée PADI. Je l’ai passé à Anilao (Philippines) et j’ai réalisé depuis de nombreuses plongées tous les ans.

Que ressens-tu quand tu plonges ?
Malgré l'équipement peu gracieux et encombrant, je me sens libre, bien... en apesanteur, la relaxation est totale. Là-bas, l'eau est à  température idéale, 27°C. Je ne pense qu'aux poissons, aux coraux et coquillages, qu’à aller à leur rencontre, les débusquer, les observer puis je me concentre patiemment pour réaliser de bons clichés... Les plongées de nuit offrent les plus belles rencontres. Beaucoup d’animaux n'ont jamais vu de plongeur. La curiosité est réciproque, sans crainte.
Cependant, j'ai l'esprit toujours en alerte concernant notre sécurité, nous ne sommes pas des poissons ! Je dis "notre sécurité" car je plonge toujours avec un guide. Les conditions de plongée peuvent changer rapidement (courant, manque d'air, défaillance de lampe), nous devons réagir vite et nous entre-aider, sans nous perdre de vue.

As-tu investi beaucoup dans ton équipement photographique pour faire de si belles photos ?
Non, j’ai un équipement basique minimum car tout matériel est très onéreux. En 2007, j’ai commencé avec un appareil numérique de 5 mega pixels de tous les jours et un caisson étanche adapté et un filtre orange. En 2008, je me suis offert un appareil de 7.2 mega pixels d’occasion, acheté sur internet ainsi qu’une lampe torche étanche au poignet.  En 2009 j’ai acquis 3 lampes 4 Led en éclairage accessoire au poignet (2 sont pour mon binôme) et un objectif macro élémentaire. Je viens toutefois d'acheter le même APN d'occasion à 67 euros. La lentille est excellente. On ne le fabrique plus et c'est le seul qui corresponde à mon caisson étanche que je veux amortir ! Nul n’est donc obligé de s’équiper d’un matériel hors de prix.

La prise de vue sous l'eau est-elle différente de celle sur terre ?
Oh, oui ! Tout est différent. Les distances sont trompeuses, on voit le sujet plus gros et plus près. Même dans une eau transparente, en quelques mètres de profondeur, la luminosité diminue drastiquement et  les couleurs chaudes -rouge, orange et jaune- sont absorbées.  Toute particule en suspension (plancton, petits invertébrés, sédiments...) va accrocher et réfracter les rayons du flash !  J'apprends sur le tas à contourner au mieux ces difficultés d'éclairage et de mise au point.
Pour la netteté des clichés, j'assure ma stabilité  avec une "pique" de 40cm de long; je l'ai fabriquée avec un manche d'outil de jardin et une tige pointue. Elle me sert d'appui ou de moyen d'ancrage entre les rochers (B.A. BA de la plongée, on flotte en apesanteur sans rien toucher -je plonge sans gants- ni abîmer autour de soi.) Je la plante aussi dans le sable pour ne pas m'y vautrer ni soulever de particules ! De plus, je l'ai étalonnée en cm... pour mesurer les sujets de mes photos.

Tu fais partie d'une association de protection de l'environnement. Est-ce la plongée qui t'a donné envie de t'impliquer en environnement ?
Je fais partie, de l’association SEMAPHORE depuis sa création récente, dans la foulée du mouvement du collectif  "Alerte aux vases" en Bretagne. Son objet est "de développer tout ce qui peut protéger, favoriser et promouvoir une gestion durable des espaces maritimes (Mor Braz) et côtiers situés entre la presqu’île de Quiberon et Guérande, y compris les bassins versants."  Je me suis engagée "naturellement"  pour sauvegarder ici, en Bretagne Sud, l'espace maritime où j'ai grandi.
De même je suis engagée à Samal, aux Philippines, en faisant l'inventaire de la faune et de la flore de Kembali...
Ma sensibilité à l"écologie" (la relation sur notre planète entre la nature et les hommes) s'est développée au fil des ans, grâce à ma famille et aussi par ma propre histoire -ce que j'ai vu, vécu et appris- surtout depuis que je plonge.
J'ai vu aux Philippines, les coraux blanchis, désertés de toute vie par le courant chaud El Nino (1987), les récifs dévastés après le passage des typhons ou détruits par les pêcheurs à la dynamite, les requins massacrés pour leurs ailerons, les petits poissons estourbis au poison pour fournir les aquariums du monde... J'ai vu en Atlantique, le littoral de Galice souillé d'hydrocarbures (2002) après le naufrage du Prestige, des plages insalubres faute d'assainissement adapté à l'afflux touristique saisonnier... J'ai vu les plantes de mon jardin mourir sous l'effet des herbicides pulvérisés sur le champ voisin qui borde le Golfe du Morbihan...
Des raisons économiques (tourisme, démographie...) apportent plus ou moins de nuisances. Quand on le sait, ne peut-on pas les atténuer, les freiner et imaginer d'autres solutions ?

Sous l'eau, as-tu remarqué un effet dont on parle rarement, à savoir l'acidification de l'eau par l'action du C02 absorbé par les océans et qui détruit les coquilles des animaux marins ?
On en parle depuis un an. Le réchauffement climatique modifierait la chimie de la mer, régulateur des changements climatiques. Son ph deviendrait plus acide et "liquéfierait" les coquilles calcaires des gastéropodes, les squelettes des coraux et déformerait les épines des nageoires des poissons. Ce phénomène toucherait les coquilles des huîtres creuses : des "chambres" se forment concentrant une eau nauséabonde (si on les perce) et l'huître ne grandit plus. Ca, je connais, en Bretagne ! Les coquilles ne sont plus ni belles ni bien blanches. De plus, elles meurent beaucoup... de l'acidification, de la pollution de l'eau de mer ?
A Samal, je n'ai rencontré que des coquillages et coraux fermes et bien vivants. Je n'ai pas ouvert d'huîtres. J'aurais pu y trouver des perles.

Côté "stocks" de poissons, as-tu remarqué une diminution de tes "rencontres" ?
Quand j'ai commencé à plonger, il y a 17 ans, aux Philippines, comme ailleurs, les pêcheurs devaient aller de plus en plus loin pour faire de belles prises, on voyait de moins en moins de gros poissons.... Aujourd'hui, ils reviennent le long de récifs protégés que je connais. La prise de conscience "écologique" est réelle dans ce pays, à tous niveaux. En 10 ans, les projets de sauvegarde commencent à porter des fruits. Cette ressource est vitale, base de l'alimentation.
Les professionnels de la plongée se sont engagés à surveiller, éduquer, protéger. Une réglementation stricte (conventions internationales) du commerce des coquillages et des poissons d'aquarium est appliquée. 

A terre, peut-on protéger la mer aussi ?
A terre, à titre individuel, oui : en ayant les bons gestes pour économiser l'eau et l'énergie, en allégeant le poids des poubelles, en gérant ses déchets, en employant a minima les produits phytosanitaires... et en supprimant d'urgence l'usage des sacs plastiques non bio-dégradables ! Il faut également consacrer des crédits à la Recherche sur la mer et les océans autant que pour le ciel et les étoiles !

Une bonne nouvelle ?
J’en ai plusieurs !
2  tortues de mer sont venues pondre à Kembali ! 18 bébés ont éclos en juillet dernier et 51 en septembre, soit 69 bébés tortues de mer. Kembali est d’ailleurs devenu un sanctuaire marin pour les tortues de mer.
En France, les travaux de dragage des vases du Port de la Trinité-sur-mer et leur déversement en Baie de Quiberon sont suspendus (décision du Ministre JL Borloo, samedi 24 octobre). De vraies bonnes nouvelles !








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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 14:44
Les travaux de rénovation, d’isolation ou d’installation de systèmes de chauffage écologiques sont de plus en plus prisés par les propriétaires de maisons individuelles. Mais en collectivité, comment agir ? Pour répondre aux besoins des collectivités, et les aider à réduire leurs charges de chauffage et de production d’eau chaude collective, les municipalités s’organisent.
La Ville de Paris, par exemple, propose un accompagnement complet pour élaborer un programme d’améliorations. En 2007, la Ville a adopté un Plan Climat territorial et s’est engagée à réduire de 25% d’ici à 2020 les émissions de gaz à effet de serre produites sur son territoire ainsi que les consommations énergétiques et de produire 25% de l’énergie consommée par les Parisiens avec des sources renouvelables (ces chiffres se montent à 30% pour la propre consommation et la production énergétiques du parc municipal et de l’éclairage public).
Pour les collectivités ayant du mal à accorder les propriétaires afin d’engager des travaux d’améliorations, un dispositif intitulé « Copropriétés : objectif climat » est proposé, en trois étapes : constitution d’un dossier et communication au sein de l’immeuble, réalisation d’un diagnostic énergétique de l’immeuble avec subvention de 70% du coût, subventions sous certaines conditions des travaux d’économies d’énergie via l’agence nationale de l’habitat, majorées de 20% supplémentaires par la Mairie.
Ces conseils et accompagnement ne sont pas proposés qu’aux Parisiens. Au niveau national, des organismes comme l’ADEME ou l’agence nationale de l’habitat conseillent et orientent tout un chacun. Le premier pas à faire est de s’adresser à sa mairie, puis à sa région afin de trouver la meilleure solution commune.
(photo CVA - pour les copropriétés aussi les solutions existent)
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 12:52
Dans notre monde où tout est monétarisé, estimer le prix des services fournis par la nature peut-être une bonne façon de pencher pour sa sauvegarde lorsque de nouveaux projets d’aménagement sont envisagés.
Même les plus petits services peuvent être calculés : dans les villages, combien coûte le désherbage des fossés et du bord des routes ? Un tracteur muni d’une tondeuse utilise du carburant, émet des émissions polluantes et nécessite l’emploi d’un conducteur. En Sologne, dans un village au sud d’Orléans, ce sont des moutons qui désherbent. Pour le berger, pas de frais de fourrage mais la même production de lait et de viande. Pour le village, pas de coût de désherbage. Par ailleurs, l’intervention des moutons ne pollue pas.
Autre exemple : la protection des nappes d’eau souterraines. Munich, dans les années soixante-dix, New York, plus récemment, et d’autres villes encore, ont préféré la présence de cultures bio au-dessus des zones de captage plutôt que d’investir dans des stations d’épuration. Eau de Paris, qui fournit l’eau du robinet aux Parisiens, laisse des terrains en friche pour éviter la contamination des nappes et évite ainsi des coûts de traitement supplémentaires. Mais l’organisme est toutefois obligé de communiquer auprès du grand public qui croit parfois que le terrain en friche est sale et trouve que cela fait « négligé » !
Lors d’une conférence-débat organisée par la Fondation Paul Ricard, la protection des sources minérales a été abordée pour expliquer l’enjeu économique fondamental pour les marques d’eau de protéger leur environnement sous peine de disparaître si leur produit n’était plus sain. C’est pourquoi certaines sociétés protègent les sols, les cours d’eau et la nappe en replantant une forêt au-dessus de leur domaine et en employant des chevaux ou des moyens très sophistiqués pour entretenir la forêt. De leur côté, ces forêts ont aussi l’avantage de réguler la restitution des eaux de pluie tout au long de l’année, d’absorber du CO2 et d’abriter des oiseaux, des mammifères, des amphibiens et des insectes. Les entreprises peuvent à juste titre s’enorgueillir de protéger la nature. Mais en réalité, ne serait-ce pas plutôt la nature qui protège les intérêts de ces sociétés ?
La nature nous apporte donc des bénéfices sonnants et trébuchants et de nombreux experts travaillent actuellement au chiffrage de ces services. Certains chiffres sont faciles à déterminer. Mais on imagine la complexité de la tâche quand une espèce rare dépend d’un biotope complet ou le contraire. Enfin, la notion de plaisir n’entre pas en considération alors qu’elle semble tout aussi importante à notre bien-être quand on y réfléchit. En effet, quel pourra être le dédommagement possible quand d’ici quelques années nous ne pourrons plus montrer à nos enfants des ours ou des renards polaires ?
(photo CVA)

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 16:28
600 000, c’est le nombre d’emplois qui devraient être créés sur la période 2009-2020 en France dans les secteurs de l’environnement. C’est ce qu’a annoncé le Ministère de l’écologie en septembre lors de la présentation des orientations pour le développement des métiers liés à la croissance verte. Ces emplois, qualifiés ou non, seront pour la plus grande part non délocalisables et concerneront aussi bien l’isolation des logements, les audits énergétiques, l’installation de systèmes de production d’énergie renouvelable que le recyclage et la gestion des déchets ou le développement des infrastructures de recharge des véhicules électriques. Les systèmes de contrôle anti-pollution, le photovoltaïque, l’éolien off-shore ou encore le stockage de l’énergie créeront également de nouveaux emplois. Au total, 450 milliards d’Euros seront dépensés d’ici 2020 en France pour faire aboutir les programmes du Grenelle de l’environnement dans 13 domaines d’actions (transports, bâtiment, énergie…). 105 milliards supplémentaires seront investis par l’Union Européenne sur la même période dans la croissance verte.
L’Organisation Internationale du Travail table quant à elle sur la création de 3,5 millions d’emplois d’ici à 2020 en Europe et aux Etats-Unis et 20 millions dans le monde pour le seul secteur des énergies renouvelables.
Mais la croissance verte entraînera aussi une mutation de postes déjà existants, comme ceux des ingénieurs et techniciens qui devront travailler au développement de véhicules et de carburants à faibles émissions de gaz à effet de serre, ou comme les professionnels des réseaux de transport collectif qui devront intégrer l’intermodalité dans les systèmes d’exploitation. Toujours selon le Ministère, les agriculteurs devront faire évoluer leurs pratiques et traitements tandis que les professionnels du bâtiment et les architectes devront se familiariser avec les nouveaux matériaux et les règlements de construction en faveur des économies d’énergie.
C’est l’ensemble de la société qui va évoluer, entreprises comme particuliers. Un maître-mot facilitera cette mutation, s’il est appliqué : l’anticipation.
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 15:49
L’agenda 21 est un plan d’actions qu’une ville, une région, une entreprise, un établissement scolaire ou même des particuliers décident de mettre en œuvre pour sauvegarder l’environnement, protéger les personnes et les êtres vivants autour de soi mais aussi pour utiliser durablement les ressources disponibles et assurer un développement économique durable. L’idée d’agenda 21 a vu le jour en juin 1992 lors de la conférence de Rio de Janeiro où près de 180 pays se sont engagés à « parvenir à un développement durable et à une meilleure qualité de vie pour tous les peuples. » (Principe 8 de la Déclaration de Rio). L’agenda est donc un outil avec un constat de la situation de départ, la détermination d’objectifs à atteindre, une stratégie à mettre en place avec des actions concrètes et un calendrier à respecter. Pour les villes, les actions concrètes concernent par exemple la diminution des émissions de gaz à effet de serre et la mise en route de nouveaux transports en commun (tramway) afin de faire baisser le trafic automobile. Les états peuvent également décider d’actions concrètes. L’Espagne a décidé, il y a quelques années déjà, de doter obligatoirement les nouveaux immeubles d’habitat collectif d’énergies renouvelables (panneaux solaires essentiellement) pour la production d’eau chaude. En matière sociale, des actions solidaires peuvent être engagées à l’attention des personnes âgées, des jeunes, des personnes handicapées ou des personnes les plus vulnérables. Les idées ne manquent pas. Un agenda 21 efficace implique un maximum d’acteurs et doit bénéficier d’une bonne communication lors de son lancement.
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 09:38
Chargée de mission pour une coalition d’associations de protection des requins, Nicole Aussedat (photo) a eu la chance de participer aux réunions préparatoires du Grenelle de la mer. Mais bien qu’elle ait parfaitement sa place sous les lambris dorés des ministères, Nicole a toujours préféré agir sur le terrain ou se lancer dans des aventures qui laissent pantois ceux qui l’écoutent.

Comment as-tu commencé à travailler dans l’environnement ?
J’ai découvert l’écologie quand j’étais étudiante et immédiatement, j’ai compris que c’était le domaine dans lequel je voulais travailler car j’avais un fort désir de donner un sens à ma vie pour qu’elle serve la beauté du monde. Après tout, nous sommes autant « nature » que « culture ». Être au contact de la nature me comble, personnellement. Je suis donc allée à la rencontre d’écologistes et j’ai intégré le groupe de pression Friends of the Earth à Londres où je m’étais inscrite en DEA. L’expérience a été très positive et, de retour en France, j’ai rencontré Brice Lalonde qui m’a intégrée dans son équipe de campagne aux élections de 1981.

Comment était l’ambiance ?
Fébrile, bien-sûr ! Tous les écologistes de France s’y croisaient, certains avec des approches très intellectuelles, d’autres quasi-anarchistes et d’autres enfin, plus orientés politique de terrain. Mais une équipe de campagne électorale ne dure que le temps de la campagne. L’aventure s’est terminée et j’ai intégré l’association les Amis de la Terre pour gérer les actions de l’association. C’était passionnant, même si à l’époque, je n’avais pas de quoi m’acheter un stylo bille à la fin du mois !
Et puis j’ai eu 30 ans. Et pour fêter ça, j’ai décidé de faire un tour du monde en bateau. J’ai embarqué sur la goélette « Patriach » et lorsque nous avons accosté à Saint Barth, je suis tombée amoureuse…de l’île ! J’y suis restée. J’ai très vite rencontré des gens d’une fondation américaine  de protection des fonds marins et je suis devenue leur consultante environnement pour l’île de Saint Barth.

En quoi consistait ton travail ?
J’ai été chargée de créer la réserve naturelle marine de l’île. J’ai donc fait se rencontrer des scientifiques, des hommes politiques, des pêcheurs, des plongeurs pour définir les conditions de sa création, puis j’ai proposé les statuts de la réserve qui ont été discutés, votés et sont finalement devenus des décrets. Pour parler de ce projet au grand public, j’ai fait de la radio, suis devenue journaliste et ai organisé la première réunion pour créer l’Association de protection de la nature de Saint-Barth à laquelle ont assisté… 2 personnes ! Mais elle s’est vite renforcée et l’important est d’avoir créé cette réserve et d’autres choses en faveur de l’environnement encore, notamment des opérations de préservation des biotopes de Saint Barth.
Et j’ai quitté l’île pour rentrer en France. Aujourd’hui, je suis coordinatrice française d’une coalition d’ONG européennes pour la protection des requins. Nous avons institué en octobre la semaine européenne des Requins. Cette année, la troisième édition se tiendra du 10 au 18 octobre dans les aquariums et les clubs de plongée de toute la France, et au –delà, d’Europe.

Et ta participation aux réunions préparatoires du Grenelle de la mer ?
J’ai participé aux discussions préalables entre les ONG et les pouvoirs publics. Les associations ont joué un rôle très structuré et ont permis de faire avancer les choses en parlant d’une seule voix. Le résultat est celui que l’on connaît, résumé dans le discours de Nicolas Sarkozy le 16 juillet, au Havre. Il doit maintenant être mis en pratique. Le 5 octobre auront lieu les assises de la pêche pendant un mois et demi. Les associations vont y participer. Il faut rappeler que 80 % des ressources en poisson sont soit exploitées au maximum, soit surexploitées. Mais la prise de conscience est faite. Il faut maintenant réussir à inscrire à la CITES, Convention internationale sur le commerce des espèces en danger, le thon rouge et certains requins, le taupe et l’aiguillat notamment. La France arrivera t-elle à faire passer cette décision internationale ? En ce qui concerne les requins taupes, le quota a été baissé de 25% en 2008, même si les scientifiques demandent un arrêt total. D’un autre côté, une licence de pêche a été délivrée pour capturer ces requins taupes alors qu’ils sont menacés d’extinction. J’espère que la prochaine semaine européenne des requins va faire évoluer les choses en faveur de leur préservation.

Ce blog s’appelle Bonnes Nouvelles Environnementales. As-tu une vraie bonne nouvelle, sûre à 100% à annoncer ?
Oui, même si elle est conceptuelle. Mais elle est d’importance : nous avons redécouvert au cours du Grenelle de la Mer organisé par le Ministère de l’Ecologie que la France est une nation maritime avec un territoire immense dans le monde entier. La France a redécouvert sa vocation maritime, s’est réapproprié la mer. D’ailleurs, le nouveau sigle du Ministère de l’écologie inclut la mer, c’est un signe. Je pense que cela se traduira de façon concrète. Ce sera un travail de fond, certes, mais c’est à nous de suivre le dossier.
 
(photo CVA)
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 16:41
Au salon Planète Mode d’Emploi, qui s’est tenu du 24 au 27 septembre à Paris, les producteurs et déshydrateurs de luzerne, regroupés en syndicat, présentaient les bienfaits de cette plante autrefois cultivée à grande échelle dans les campagnes de France, mais actuellement en fort déclin. Selon les producteurs, la luzerne est une plante très écologique. En effet, dans un document fourni aux visiteurs, on pouvait lire que « la luzerne, légumineuse pérenne, ne manifeste qu’une faible dépendance vis-à-vis des intrants (herbicides et insecticides) et permet donc d’héberger des insectes auxiliaires des cultures environnantes, des micro-organismes et une micro et macrofaune jusqu’à 100 fois supérieure à une culture de blé. Permanente pour 4 à 5 ans, la culture de luzerne réduit les pollutions par les nitrates et le phosphore grâce à un système de racines extrêmement développé allant jusqu’à 10 mètres de profondeur permettant d’absorber les excès d’azote dans le sol. Protectrice des sols, elle peut servir de combustible, une fois déshydratée pour le chauffage domestique. Plante la moins gourmande en espace pour produire une tonne de protéines, elle permet de libérer de la surface pour des cultures alimentaires, éviter de nouvelles déforestations ou permettre de reboiser des terrains. »
La luzerne, de l’ancien provençal luzerna voulant dire "lampe", deviendra t-elle prochainement une culture-phare pour protéger l’environnement en France ?
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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 14:38
Tirer la chasse d’eau consomme en moyenne 12 litres d’eau. Pour économiser le précieux liquide, au moins une fois par jour, l’ONG brésilienne Mata Atlântica (crée en 1986 pour sauver la forêt) préconise de faire pipi sous la douche. Un spot humoristique a même été diffusé, intitulé « Xixi no banho » (visible sur la toile). L’association indique qu’une chasse d’eau en moins par jour économise 4380 litres d’eau par an. Toujours selon l’ONG, dans la seule ville de Sao Paulo, faire pipi sous la douche économiserait 1500 litres d’eau par seconde !
A ceux qui auraient des doutes sur l’aspect hygiénique du procédé, l’organisation explique que l’urine n’est pas sale, étant composée de 95% d’eau et de 5% d’urée et de sels.
Pour les plus…s(c)eptiques, d’autres moyens permettent de limiter la consommation des chasses d’eau : un système de vidange de la cuve à double débit. Il est également possible de placer un récipient dans le réservoir pour occuper de l’espace et remplir la cuve avec moins d’eau. Enfin, si l’installation le permet, le flotteur peut également être réglé pour arrêter le remplissage de la cuve à un niveau plus bas. Les solutions les plus écologiques fonctionnent à partir de la récupération d’eau de pluie ou même sans eau du tout, avec des toilettes sèches.

(photo CVA)

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 15:36
Du 16 au 22 septembre, c’est la semaine de la mobilité. Pendant ces 7 jours, environ 700  opérations sont organisées dans toute la France pour informer le public des différentes possibilités qui existent pour se déplacer. Certaines villes ont mis l’accent sur les transports publics gratuits. D’autres favorisent le co-voiturage. La ville de Paris a choisi de mettre en avant les transports publics et privés électriques. Sur le parvis de l’hôtel de ville, 40 véhicules électriques, du vélo au bus, sont présentés jusqu’à aujourd’hui.


Côté deux-roues, des vélos électriques, des triporteurs et des scooters sont à disposition des visiteurs souhaitant faire un tour sur un circuit balisé. Selon les statistiques fournies par la ville, la majorité des déplacements à Paris ne dépassent pas les 3 km.

Avec un coût de 50 centimes pour 100 km, le scooter électrique risque fort de trouver de nouveaux adeptes, d’autant plus que pour favoriser son développement, la Ville en subventionne l’achat à hauteur de 25% (dans la limite de 400 €). La même subvention vaut aussi pour le vélo électrique qui permet de doubler les distances parcourues par rapport à celles faites avec un vélo classique (8 km au lieu de 4 en moyenne).


Côté acheminement des marchandises, le choix est large également. Il faut dire que depuis 2007, seuls les véhicules de marchandises propres ont le droit de livrer entre 17h00 et 22h00 dans la capitale ; c’est-à-dire les véhicules de marchandises roulant à l’électrique ou au gaz, les hybrides et les véhicules diesel aux normes euro (4 jusqu’à fin 2009 et 5 ensuite). Pour faciliter la livraison de façon écologique, des micro-plateformes l
ogistiques proches du centre ont été ouvertes afin de permettre à des véhicules de faible autonomie de pouvoir livrer sans souci.

Les voitures particul
ières sont également représentées ainsi que leur système de recharge pour le moins habituel (une simple prise !). Leur design va du plus sobre au plus amusant, nous garantissant dès 2010 un peu de fantaisie et de gaîté dans les rues.



Côté bus, plusieurs modèles (inclinables, pour la plupart), sont également présents sur le parvis.

Enfin une borne multiprise est présentée au public. 300 prises réparties sur 100 points sont déjà implantées dans la capitale. Reste à associer ces bornes et celles qui seront installées partout en France à une production d'électricité renouvelable (solaire, air, eau...).




(photos CVA)
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